Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 22:03

« Oh ça Blaireau, je m’y engage »

 

Pierre MONDY (1925-2012) – Acteur français et bien mal engagé

  

 

D’après vous, la France est-elle aujourd’hui dans une meilleure situation qu’il y a un an ? Ou pensez-vous aussi plutôt que le pays n’a pas progressé d’un centimètre depuis les belles promesses du candidat socialiste ? François Hollande était arrivé avec un bien beau programme aux élections présidentielles. Ses 60 engagements, il les a déclinés comme autant de fausses promesses lors de son numéro de « Moi je, Moi Je » un soir de débat télévisé. A notre tour de le décliner au regard de son bilan, pour montrer la flagrance de son niveau d’impréparation.

 

Sa première proposition était de « redresser la France ». A l’engagement n°3, il clamait qu’il « favoriserait la production et l’emploi en France ». Certainement du comique involontaire tant il a fait le contraire depuis le début de son mandat en tuant la compétitivité des entreprises. A l’engagement n°9, il certifiait qu’il « rétablirait l’équilibre budgétaire en fin de mandat ». Qu’on le pardonne s’il ne sait pas compter, mais ses prévisions de croissance sont aberrantes et atterrantes. A l’engagement n°11, il jurait qu’il « proposerait un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance à nos partenaires européens ». Chou blanc. Caramba, encore raté.

 

Il croit que les choses iront mieux en 2013. Pour cela, il faudrait que Flamby flambe un peu plus et cesse de se contenter d’être le concierge de la France. Il faudrait mener de vraies réformes de structure pour encourager le travail et réduire les dépenses. Qu’on ne compte pas sur Mollande pour le faire. Annoncé en nouveau Roosevelt, c’est bien le père Queuille que les français ont élu en mai. Il a prévu de ne rien faire. Et il ne fera rien. Tartuffe est un imposteur.

 

Sa deuxième proposition était de « rétablir la justice ». A l’engagement n°14, il imaginait que « la contribution de chacun serait rendue plus équitable ». Mais sa grande réforme fiscale ne remet rien à plat si ce n’est la France, matraquée par tant d’impôts. A l’engagement n°20, il claironnait qu’il « sécuriserait l’accès aux soins de tous les français ». Si l’on en juge par l’accès aux maternités, l’échec est cuisant. A l’engagement n°24, il croyait qu’il « lutterait contre la précarité ». Au moins il ne l’a fait croire à personne, car sous son règne seules les classes moyennes prospèrent.

 

Il annonce un changement de cap. Si tôt dans le mandat, c’est presque une démission. Le président - ça fait mal au clavier de l’écrire - pourrait certainement user de son discernement s’il n’était pas tant prisonnier de ses slogans de campagne. Mais avec la taxe à 75% sur les riches et la guerre au monde de la finance, il s’est condamné à faire la cour à Jean-Luc Mélenchon au lieu d’être un peu moins patapouf. Il n’aime pas le courage, et le courage ne l’aime pas.

 

Sa troisième proposition était de « redonner espoir aux nouvelles générations ». A l’engagement n°33, il disait qu’il « proposerait un contrat de génération ». Belle idée de garder les vieux pour qu’ils apprennent leur métier aux jeunes recrues, mais sur le papier à musique seulement. A l’engagement n°36, il garantissait qu’il « créerait en cinq ans 60000 postes supplémentaires dans l’éducation ». Avec nos sous, sous-entendu. A l’engagement n°41, il sifflait qu’il « engagerait la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% ». Les objectifs chiffrés sont toujours risqués et celui-ci devrait le poursuivre jusqu’à la fin de son quinquennat tant ses ministres ont déjà insinué qu’ils y avaient plus ou moins renoncé.

 

Il croit toujours qu’il s’adaptera. Or les français se sont fait couillonner par les attrapes de la farce tranquille. L’opposition nourrit un tir groupé de commentaires assassins contre son inaptitude après avoir fait pire au pouvoir. La démocratie c’est triste : le futur c’est toujours le prochain et guère mieux. Voilà comment sont les choses et voilà comment je les ai racontées.

 

Sa quatrième proposition était de « vouloir une république exemplaire et une France qui fasse entendre sa voix ». A l’engagement n°50, il affirmait qu’il « accorderait le droit de vote aux élections locales aux étrangers ». C’est irresponsable, mais il n’a pas l’air pressé de le faire. A l’engagement n°52, il mentait qu’il « mettrait en œuvre une nouvelle sécurité de proximité ». Comme le commerce du même nom, et les voyous font payer le service après-vente à la police. A l’engagement n°54, il promettait qu’il « engagerait une nouvelle étape de la décentralisation ». Eh bien on n’est pas arrivé, les gars. Le changement c’est maintenant, mais c’est si navrant.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Thimert 28/10/2012 18:33

Beau résumé des six mois au pouvoir de Flamby. Rien à rajouter.

À Propos De En Rase Campagne

  • : En rase campagne
  • En rase campagne
  • : La politique est toujours en campagne, CARBONE 12 aussi ! Lancé à 100 jours du 2e tour des élections présidentielles de 2012 pour redonner de la hauteur à un débat qui volait bas, EN RASE CAMPAGNE est un blog qui commente la vie politique française.
  • Contact

L'EMPREINTE CARBONE

Projet de loi de finances : se serrer la ceinture ou baisser son froc devant Bruxelles, telle est la question. 

 

Retrouvez tous les billets "L'empreinte carbone" 1 2 3 4 5 6 7 

AU RAS DES PÂQUERETTES

Poisson d'avril de Ségolène Royal : les autoroutes gratuites le week end. Mais qui peut contrôler ce qui se passe dans son cerveau ? 

 

Retrouvez tous les billets "Au ras des pâquerettes" 1 2 3 4

DU CARBONE DANS LA CERVELLE

Entre deux meetings, Nicolas Sarkozy recommence ses conférences grassement payées à l'étranger. Cela pourrait le desservir. 

 

Retrouvez tous les billets "Du carbone dans la cervelle" 1 2 3 4 

Les Idees De En Rase Campagne