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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:09

« Tout Etat doit se créer une utopie lorsqu’il a perdu le contact avec le mythe »

 

Ernst JÜNGER (1895-1998) – Ecrivain allemand et en état de choc

 

 

 

Le benchmarking est une idée à la mode en entreprise. C’est pourtant le degré zéro de la bonne idée puisqu’il consiste à pomper celles des autres pour pallier à son propre manque d’inspiration. Mais il ne faut pas être borné. Regarder ce que font les autres sert. Cela prouve sa capacité à se remettre en question et à vouloir progresser. Cela permet de franchir les paliers et d’écarter les menaces. Ce n’est pas un crime de s’inspirer de la gauche pour bâtir le programme de la droite. Il faut juste piocher et récupérer ces mythes socialistes qui valent encore la peine.

 

L’assistanat n’en est pas un. En prétendant porter assistance, l’Etat-Providence officialise la pitié d’Etat et le droit à la paresse. Non contente d’encourager les travailleurs à privilégier les loisirs, la gauche subventionne la fraude sociale avec ses hautes allocations chômage. Les larmes à gauche, c’est l’héritage du Front populaire de 1936 et de la génération Mitterrand de 1981. Il faut privilégier l’entraide à la charité et tendre la main à ceux qui veulent se reprendre en main.

 

La justice sociale n’en est pas une. Le redressement dans la justice promis par le PS de 2012 est une lubie qu’il n’est même pas capable d’assumer. La France n’est plus au temps de Germinal où les ouvriers subissaient la misère et le paupérisme. Aujourd’hui, la morale de gauche prétend répartir la richesse en stigmatisant les riches et améliorer la qualité de vie au travail en mitraillant la valeur travail. Elle croit en l’antiracisme comme on croit en dieu et répand l’esprit mauvais de Mai 68 en pervertissant la jeunesse à force de la tirer vers le bas.

 

L’internationalisme n’en est pas un. Un socialiste français s’entendra toujours mieux avec un socialiste chinois qu’avec un conservateur français. Le manque évident de patriotisme vient de loin, de l’antienne marxiste sur l’union des prolétaires de tous les pays. Quitte à faire la morale à une moitié de la nation française en lui renvoyant à la figure la collaboration, l’affaire Dreyfus et la montée du FN. La seule chose à quoi cela pourrait servir, c’est éventuellement à l’union des peuples européens pour faire la force mais il n’est pas sûr que ce soit souhaitable.

 

L’Etat entrepreneur en est un. La puissance publique ne doit pas se tenir à l’écart mais au contraire réguler et intervenir sur le corps social et la sphère économique. Elle instruit les masses, impulse la modernisation et insuffle la solidarité. La relance économique sera toujours nécessaire. La sécurité sociale est indispensable. La santé publique est sacrée. On peut avoir des désaccords sur les moyens de les financer et les instruments pour les mettre en place, mais on ne peut pas en contester le principe. A condition de réduire la dette en ne vivant pas à crédit.

 

Le socialisme municipal en est un. Les collectivités territoriales ne peuvent mener des projets en les déléguant constamment au privé sous prétexte de l’ouverture à la concurrence et du manque de moyens. Les réseaux d’eau ne sont pas la propriété privée de la Lyonnaise des eaux pas plus que les autoroutes sont la chasse gardée de Vinci. Il faut privilégier la régie à la concession, pour que les marchés publics redeviennent vraiment et réellement publics. Cela permettra aux institutions de gérer leurs investissements et de ne plus se défausser sur leurs prestataires comme le font les mécréants et derniers de la classe des collectivités de gauche.

 

L’éducation populaire en est un. Le personnalisme d’Emmanuel Mounier suggère une voie médiane entre individualisme et humanisme. Chaque homme est une pierre vivante d’un grand édifice social. Faire de l’UMP un parti d’action civique encouragerait l’aide mutuelle dans cette société en réseaux où le souci de l’autre est notre plus grand besoin. L’éducation populaire de Marc Sangnier préconise que chaque personne est susceptible d’apprendre, de comprendre et de surprendre car chacun est doté d’immenses possibilités. Il suffit juste de les libérer en créant un climat favorable à l’expression des talents. Il faut utiliser tout le monde.

 

Certains encartés auront pu s’étouffer ou s’évanouir en lisant ces quelques lignes pleines de syncrétisme et d’œcuménisme. Mais défendre les idées des autres ce n’est pas se trahir, c’est renforcer ses certitudes. Il y en aura besoin avec les temps difficiles qui s’annoncent pour la France et pour la droite. Cela n’empêche pas de se rappeler l’essentiel. Les socialistes sont des gens qui ne savent pas où ils vont mais qui savent qu’ils y vont avec l’argent des autres. S’ils croient toujours en leurs mythes, c’est bien qu’ils ont abandonné l’espoir de changer la réalité pour se réfugier dans l’illusion et non dans l’idéal. A nous de ne pas tomber dans le piège.

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