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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:18

« C’est une cuisine où les gens vont et viennent »

 

Arnold WESKER (1932) – Dramaturge britannique et mangeur de lard le matin

  

 

La recette du jour : la tambouille au sarrasin. Prenez une aubergine bien de chez nous. Coupez-la en rondelles et écrasez les morceaux qui voudront bien rester pour en faire de la purée. Ajoutez des macaronis et versez entre deux cuillerées à soupe et une grosse louche de vodka polonaise. Faites cuire à feu doux et ne laissez pas sortir la vapeur pour bien étouffer les aliments. Saupoudrez d’une pincée de sarrasin et passez la beurette. C’est prêt, mauvais appétit.

 

Et bonne indigestion. Ce plat trop épicé résume les dégâts de l’immigration sur l’identité nationale. La France a toujours été un pays d’accueil. Mais elle est devenue depuis la perte de ses colonies un pays d’invasion. Européenne par naissance et par tempérament, elle est infestée de noirs et d’arabes qui forment des minorités bien trop visibles dans les banlieues. Les anciens n’apprécient guère ces marmitons de la cuisine des chefs et de de la gastronomie à la française.

 

Les frontières de la France ont beaucoup changé dans l’histoire. Le visage de l’hexagone n’est vraiment stabilisé que depuis la chute de l’empire. L’Angleterre a dominé la Guyenne durant 300 ans. La Corse et la Savoie étaient italiennes jusqu’à il y a 200 ans. L’Alsace et la Moselle étaient allemandes il y a encore 100 ans. Le pays a connu des vagues d’immigration italienne, belge et polonaise dans les années 1900 et portugaise, espagnole et roumaine dans les années 1950. Il est flagrant que les déferlantes algérienne, tunisienne et marocaine font bien plus peur. Elles rejouent le temps du juif errant craint comme le rat portant la peste bubonique.

 

Sûrement car elles ne sont pas européennes mais de confession musulmane. Au pays du cassoulet et de la bouillabaisse, il est dur d’introduire impunément le couscous et le tajine par des gens qui n’aiment ni le vin ni le cochon. La question rituelle de savoir s’il y a trop de noirs et d’arabes en France n’est pas anodine. Une fois dépassé un certain seuil, la tolérance et la bienveillance des plus conservateurs tombe et rend sensibles les faits divers de délinquance.

 

Jean-François Copé manifeste pour une droite décomplexée. Cela consiste à refuser le droit de vote aux étrangers et à réfuter l’immigration sans contrôle. Le communautarisme est sa grande affaire au risque de passer pour son seul sujet de conversation. Il a raison : on ne peut continuer longtemps à ignorer ce problème qui anémie la cohésion et anime la colère. Quand les français voient les étrangers vivre dans leur pays mais séparément, ils se disent qu’ils veulent manger dans leur gamelle économique qui tourne au vinaigre sans avoir le moindre amour pour la cuisine française. C’est normal qu’ils préfèrent que de tels convives restent chez eux.

 

Or l’intelligentsia de gauche mal-pensante et du politiquement correct met de l’huile sur le feu en encourageant cette salade niçoise qu’elle appelle melting pot alors que ce n’est qu’une salad bowl. On mélange les ingrédients de tous les pays mais le plat est dégueulasse. Et c’est le local de l’étape qui s’assoit sur le cageot de carottes. Il faut lever le tabou du racisme anti-blanc. Les français sont insultés chez eux par des invités à l’improviste qui crachent dans la sou

 

Tout est dans le tout, mais il faut relever le tout. Il n’est pas sûr qu’il y ait à se réjouir de l’apport de l’immigré quand celui-ci vit en marge de la société et aux dépens des autres. Il est criminel de les faire rentrer sans les intégrer. Le gouvernement autorise la naturalisation et les étrangers la demandent avec tromperie sur la marchandise. Il faudrait durcir la durée au lieu de chercher à les piéger sur la maitrise de la langue ou la stabilité de leur revenu. La législation propose la francisation des noms de famille arabes pour mieux renier sa culture d’origine. Il faudrait que les employeurs soient moins cons quand ils font passer des entretiens d’embauche.

 

La cuisine interne, c’est à la fois l’infâme vomi que nous sert la France en ayant la main si lourde sur l’immigration et le tour-de-main qu’il faudrait pour ne pas laisser tout cramer. A l’Europe qui refile la patate chaude en autorisant les déplacements de l’espace Schengen, il faut rappeler que le secret de tout cordon bleu est dans le dosage. Pour que la marmite française ne déborde pas, il faut arrêter le sarrazin. A Poitiers ou à l’aéroport, et avant de brûler des voitures.

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commentaires

Rexona 2000 19/10/2012 08:54

Sans oublier le rhum (le rom)...

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