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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 23:07

« De quel chaos l’homme est sorti, tu l’apprendras si tu ne le sais encore »

 

André GIDE (1869-1951) – Ecrivain français et écrivant le retour du fils prodigue

 

 

En général, le premier truc qu’on apprend en politique est la différence entre la droite et la gauche. Pour ceux qui n’arrivent déjà pas à les distinguer au volant, il y a un moyen simple qui s’appelle la socialisation. Vers 12 ans, chaque enfant penche pour un des deux côtés d’après son milieu familial. Il adhère ou non aux valeurs des parents et les défendra coûte que coûte durant toute sa vie en ignorant qu’il ne les a pas choisies lui-même. Il y a pourtant une fable simple qui explique la différence entre la droite et la gauche : la parabole du fils prodigue.

 

« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir ». Et le père leur partagea son avoir. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dilapida son bien dans une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans l'indigence ». Le plus jeune fils c’est la gauche. Elle dépense à tout-va quand tout va bien et pleure quand vient la crise. Bien shootée et mal baisée, la cigale qui ne sait pas gérer l’argent le gaspille quand même. Mais reprenons l’histoire avec ce qui arriva au plus jeune fils.

 

« Il alla se mettre au service d’un des citoyens de ce pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien d’ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je vais aller vers mon père et je lui dirai : « Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers » ». Le père c’est la droite. On le déteste comme le patron ou l’autorité mais ses enfants reviennent toujours vers lui à l’image de cette gauche qui défend les travailleurs et reconnait difficilement et un peu tard ses erreurs. Regardons la suite.

 

« Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils ». Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé ». Et ils se mirent à festoyer ». Il est bon de pardonner. Mais les gens doivent faire leurs preuves. La droite préfèrera toujours l’entraide à l’assistance et la cohésion à l’assistanat. Elle se trahit quand elle dépense aussi joyeusement pour aider ceux qui ont gaspillé sans penser eux-mêmes aux autres. Cela ne doit pas devenir normal.

 

« Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que c’était. Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a vu revenir en bonne santé ». Le fils aîné c’est la droite. Il n’aime pas les profiteurs qui se tapent le ventre et se remplissent la panse pendant que d’autres suent sang et eau. Il croit dans l’effort, le mérite et la récompense. C’est pourquoi il refuse qu’un pays comme la France prétende vivre au-dessus de ses moyens dans l’oisiveté et en ne travaillant que 35 heures. Et pourtant…

 

« Alors il se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit pour l’en prier ; mais il répliqua à son père : « Voilà tant d'années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres ; et, à moi, tu n’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui » ! Alors le père lui dit : « Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé ». La droite est magnanime : elle ne jette pas la pierre à la brebis galeuse égarée mais sait juger les siens avec justesse. La justice n’en sort pas gagnante.

 

Il y en a assez de tendre l’autre joue à ceux qui profitent du système. La différence entre la droite et la gauche, c’est que l’une défend le mérite quand l’autre soutient la branlitude. L’une comprend les deux fils quand l’autre ne soutient que le fils prodigue alors qu’il est moins valeureux et valable que le fils prodige. La gauche comprend de cette histoire que le fils aîné a un fond mauvais pour être aussi jaloux et ne travailler que pour être bien vu de son père. C’est pourquoi elle soutient toujours le délinquant face à la victime et l’élève face au maître. La droite elle comprend que le fils le plus jeune est allé voir ailleurs car il ne se sentait pas intégré dans sa famille, mais elle y remédiera. Un grand merci à Luc 15 pour cet article d’une vérité biblique.

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