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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 23:50

« Un surnom est le plus irréfutable des arguments »

 

William HAZLITT (1778-1830) – Critique anglais et dans le même état

  

 

Le gouvernement a déjà assez d’expérience du pouvoir pour que des conclusions à peu près définitives puissent être tirées. On pouvait décrire avec humour un ministère patraque lors de la nomination des heureux élus de la chasse au maroquin tant la critique portait alors peu à conséquence. On peut écrire avec horreur que le ministère patatrac qui nous dirige nous mène droit dans le mur. Patatras : les médias qui prenaient les socialistes pour des génies en mai se demandent déjà si le gouvernement est au niveau et à la hauteur en octobre. Revue d’effectif.

 

Jean-Marc Ayrault alias Louis XVI dirige l’équipée ministérielle avec toute l’autorité que sa nature taciturne lui permet. Le héraut du redressement dans la justice n’est pas un héros. Il n’est pas respecté par ses ministres pour qui c’est tous les jours la récré. Même Audrey Pulvar analyse finement qu’on savait dès avant sa nomination qu’il ne ferait pas l’affaire puisqu’il avait le charisme d’un plat de nouilles. Tout perruqué et renfrogné, il forme avec François Hollande le couple des Dupont et Dupond de la réforme qui n’avance pas. Telle paire telle file.

 

Arnaud Montebourg alias le bourgeois gentilhomme est bien moins transparent mais tout aussi inefficace. Il a du répondant mais pas de réponses à apporter aux ouvriers qui ne croient plus depuis longtemps que les socialistes s’intéressent à eux. Ce mec marrant devrait vite en avoir marre de d’être tonnant et détonant et non étonnant. Il est là dans les médias mais est sans portefeuille contre les licenciements. C’est le ministre de la parole, mais c’était sa vocation.

 

Jérôme Cahuzac alias Séraphin Lampion n’éclaire pas la situation et a toujours un sujet qui fâche pour animer la conversation. Un coup il met hors d’elle son ex petite amie Aurélie Filippetti en voulant rétablir la publicité à la télé qui ferait tant de mal au bouillon de culture qu’on se prend tous les soirs dans la gueule à 20 heures. Un autre il déboute Marisol Touraine qui attendait de l’argent pour le social. Il joue le rôle du méchant alors que Pierre Moscovici fait le gentil. Seules l’éducation, la justice et l’intérieur échappent à la règle des 3%. Mais ça sent le sapin surtout pour le ministre du chômage qui n’a pas de fonds pour améliorer la forme.

 

Cécile Duflot alias le syndrome de Stockholm a un problème depuis qu’elle s’est faite enlevée par le gouvernement : elle en est tombée amoureuse, jusqu’à faire des infidélités aux verts en étant solidaire de ses copains ministres qui votent pour le TSCG quand son parti a la stupidité de voter contre. Elle dit porter une muselière qui l’empêche de parler pour dire ses désaccords. Apparemment ça l’empêche aussi d’exprimer clairement ses positions tant sa prise de parole est floue pour expliquer comment elle peut dormir debout et courir assise dans ce gouvernement qui fait le contraire de ce qu’elle pense. C’est le malheur de la diversité plurielle.

 

Vincent Peillon alias Gaston Lagaffe multiplie les bourdes et commence à sérieusement agacer son patron, dont on perçoit peu à peu les dents se serrer et le les paupières se fermer à l’évocation de ses exploits. Non content de prendre de l’avance sur la concertation en avisant sur ce qu’il ferait avant que rien n’ait été décidé, il promet la dépénalisation du cannabis et joue les commentateurs alors qu’il est censé être acteur. Mais faites-le donc taire ! On ne lui accorde pas une grande espérance de vie tant ses collègues veulent lui lancer un verre d’eau à la figure.

 

Manuel Valls alias le sergent Pepper joue les durs à cuire et les pompiers pyromanes. Comme tant d’autres avant lui, il médiatise l’insécurité pour mieux se poser en protecteur des français avec des méthodes prétendument musclées qui ne sont que de la gonflette. Cette tactique à la subtilité de phacochère semble fonctionner puisqu’il plane dans les sondages de popularité et que les milieux autorisés le voient même en présidentiable. A force de conjecturer et de tout planifier, ils auront un claquage de cerveau. Trop d’organisation tue l’organisation.

 

Ce sont donc ces ivrognes qui mènent la France. Le mur est en face et le gouvernement a passé la cinquième, avec la ferme intention de ne pas s’arrêter en si mauvais chemin. On ne s’attendait honnêtement pas à ce qu’ils fassent aussi mal aussi vite, mais ce n’est pas une raison pour se réjouir. Le malheur du pays ne rime pas avec le bonheur de la droite, qui devra proposer une alternative à ce cirque de clowns tristes et sinistres. Face au ministère foutraque qui matraque fiscalement les français, il faudra proposer un millésime d’exception en 2017.

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commentaires

Hélois 23/10/2012 22:22

Très bon, à bas le ministère patrac !

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