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24 août :

 

Le mini-psychodrame de l’expulsion des roms a enfin pris fin. Réuni en comité interministériel, une bonne moitié du gouvernement a conclu que les métiers en tension seraient davantage ouverts à ces ressortissants de l’Union européenne que la loi ne peut même plus rappeler à l’ordre. C’est Cécile Duflot qui a eu le culot de faire l’annonce. En tant que ministre du logement, elle n’a même pas pu leur promettre un toit. Elle voualit juste se racheter une conscience.

 

26 août :

 

Il n’y aura pas de retour de la publicité sur les chaînes publiques après 20 heures. Cela nous fait une belle jambe. C’est la ministre de la culture Aurélie Filippetti qui l’a annoncé, toute fière d’avoir gagné son arbitrage face au ministre du budget Jérôme Cahuzac qui s’était un peu trop avancé. Qu’importe que l’Etat ait besoin d’argent. La gauche ne peut pas faire un pas en arrière sur le chemin du savoir, même si cette mesure de Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment amélioré l’offre de France Télévisions.

  

28 août :

 

Arnaud Montebourg a créé la surprise en qualifiant le nucléaire « d’industrie d’avenir » et « d’énergie pas chère ». Les verts se sont étranglés et ont immédiatement réclamé à Jean-Marc Ayrault qu’il redresse son ministre trop bavard. François Hollande a bien menti durant la campagne et lors de l’accord électoral de dupes avec les écologistes. Or il prévoit de ne supprimer qu’une centrale, ce qui n’entamera pas vraiment la suprématie de l’atome sur la production d’électricité en France.

  

31 août :

 

En début de semaine, les socialistes ont baissé le prix de l’essence de 6 centimes. Aujourd’hui, les chiens de garde des associations de consommateurs constatent déjà que le prix n’aurait baissé que de 3 centimes. Le gouvernement a baissé sa taxe mais les distributeurs n’ont pas réduit leur marge. C’est le symptôme d’une société de l’instant : il faut tout, tout de suite. On ne se laisse plus le temps de l’analyse et de l’action. L’échec face à la crise n’est pas à chercher plus loin.

   

4 septembre :

 

Henri Guaino est candidat à la présidence de l’UMP. C’est le dixième, et cela fait au moins huit de trop quand on sait que la guerre des chefs se résumera à un duel Copé-Fillon. Il représente la ligne sarkozyste et prépare peut-être le terrain pour son ex mentor. A moins qu’il ne veuille tracer son propre sillon, lui qui a toujours rêvé de faire carrière en politique. Pendant ce temps, la droite est victime d’une balkanisation sous l’effet des ambitions individuelles éparpillées.

  

5 septembre :

 

La gauche conne fait des ravages et en dit de belles. Après l’armée à Marseille, un député socialiste a eu l’ingénieuse idée d’introduire des factures progressives sur le gaz, l’eau et l’électricité. Le but est de sanctionner les gros consommateurs tout en pondérant les peines par rapport au lieu d’habitation et à la taille de la famille. Une belle usine à gaz qui n’empêche pas les classes populaires qui vivent toute l’année au même domicile de payer plein pot pour les classes moyennes qui dorment à l’hôtel.

  

9 septembre :

 

Il y a une vérité de la campagne présidentielle qui peut déjà être dite avec certitude : les socialistes ont menti. Ils ont annoncé aux français la sortie du nucléaire, le blocage du prix de l’essence et la taxation à 75% des très hauts revenus. Aucune de ces trois mesures ne sera prise. A un tel degré d’insincérité, il ne s’agit plus de pragmatisme mais bien de cynisme. C’est en flattant les instincts les plus bas de l’estomac des français qu’on en vient à produire des rases campagnes qui délégitiment la politique.

  

11 septembre :

 

Dominique de Villepin a été placé en garde en vue dans le cadre de l’affaire Relais & Châteaux. On l’accuse de détournements de fonds ce qui est une ironie du sort pour lui qui avait voulu faire accuser Nicolas Sarkozy de ce méfait dans l’affaire Clearstream pour laquelle il a finalement été mis en examen. Marginalisé politiquement, il aura beaucoup de mal à revenir. A moins qu’i n’ose enfin se présenter à une élection pour laver son honneur. Ou perdre le peu qu’il lui reste.

  

12 septembre :

 

Il ne fait pas bon laisser la gazinière allumée par les temps qui courent. Le prix du gaz devrait encore augmenter. En tout cas si on écoute les plaintes de GDF Suez, toujours à demander une augmentation. Cette fois, elle serait de 7%, après les 2% en juillet que le gouvernement va étaler sur plusieurs années. Celui-ci a dit non et stop, car il n’a pas le courage de faire augmenter le prix de la vie même pour que l’entreprise publique rentre dans ses frais. 

 

16 septembre :

 

La cardinal Barbarin y est allé un peu fort en parlant de « rupture de société » pour dénoncer la possible légalisation du mariage homosexuel, ou du mariage pour tous comme aiment à le qualifier ses partisans pour mieux le normaliser. Il dénonce dans cette mise à égalité de droits la porte ouverte à la polygamie et à l’inceste. Une manière de plus de stigmatiser une minorité qui affiche de plus en plus sa fierté maintenant qu’elle touche au but, même si ses défenseurs le font pour la rendre comme les autres.

 

18 septembre :

 

Manuel Valls a fait la gaffe : il n’y a « pas d’urgence » à légaliser le droit de vote des étrangers aux élections locales. Correction immédiate du gouvernement, mais le mal est fait. Les socialistes ont une fois de plus sorti une promesse pour faire joli et vont une fois de trop renier un engagement de campagne. A moins qu’ils ne soient même pas d’accord entre eux, tant l’aile droite et l’aile gauche tire sur la cuisse de ce parti qu’on croyait enfin apaisé.

 

19 septembre :

 

Pendant que Charlie Hebdo refait de la provocation avec ses dessins de Mahomet « qui choqueront ceux qui voudront être choqués », le gouvernement se moque des français avec sa vraie fausse promesse du droit de vote pour les étrangers. Non content de faire diversion, il ressert cette vieille lubie socialiste qu’il n’est même pas sûr de mettre en œuvre même s’il la juge possible « probablement » en 2014. Apparemment, Manuel Valls n’est pas si pressé.

 

21 septembre :

 

PSA va bien fermer ses usines et la gauche ne fera rien. Contrairement à ce que ses clinquantes promesses de campagne auraient pu laisser entendre, François Hollande n’a pas la solution pour mettre fin aux licenciements, aux délocalisations et au manque de compétitivité des entreprises françaises. Il se contente de compter les morts. Les salariés n’ont plus qu’à obtenir de bonnes indemnités et à remercier le président pour qui ils ont voté.

  

23 septembre :

 

François Hollande a tranché : il ne veut pas prospecter de gaz de schiste. Il a son avis définitif sur la question : la perforation hydraulique est dangereuse pour l’environnement. Cela n’empêche pas les écologistes de manifester, eux aussi. Ils sont à l’image de ce pays de râleurs, qui n’est content que quand il ne l’est pas et peut le faire savoir. En perpétuant ce débat dans les médias, ils vont continuer à réveiller les lobbys favorables à la perforation et le pusillanime président changera encore d’avis.

 

24 septembre :

 

Le gouvernement devra trouver 37 milliards d’euros d’économies dans le budget qu’il vote vendredi. Le ministre de l’économie Pierre Moscovici promet toujours « le redressement dans la justice et l’efficacité économique ». Pour cela, il faudrait qu’il ose augmenter la TVA ou la CSG voire les deux, car les mauvaises prévisions de croissance ne laissent pas optimiste. Il faudrait aussi baisser les dépenses mais ce n’est pas à l’ordre du jour avec ce pouvoir qui craint d’être impopulaire.

 

26 septembre :

 

Le gouvernement a franchi la barre, mais il s’en serait bien passé. La France compte désormais officiellement plus de 3 millions de chômeurs, et Sanofi prévoit d’en rajouter 900 avec son plan de licenciement. Les salariés le dénoncent car l’entreprise pharmaceutique fait des profits, mais ils oublient qu’elle ne doit pas non plus produire à perte. Non content d’arriver avec ses pauvres emplois d’avenir, le gouvernement dénonce « l’héritage ». Trop fastoche. 

 

29 septembre :

 

Encore un cas de collégienne qui frappe son professeur ou son proviseur ! Si même les parents s’y mettent, il serait temps de remettre un peu de discipline à l’école. Ce n’est sûrement pas avec les cours de morale laïque du ministre de l’éducation Vincent Peillon qu’on va y arriver. Il faut rompre avec l’héritage de Mai 68 qui fait de l’élève l’égal du maitre et l’excuse s’il le frappe ou l’autorise à ne pas accepter ses conseils. Mais il est sûrement déjà tard.

 

2 octobre :

 

La boucle est bouclée. En 2010, Nicolas Sarkozy avait dû lancer sa croisade contre les roms après des évènements survenus à Echirolles près de Grenoble. En 2012, Manuel Valls va devoir créer une 17ème zone de sécurité prioritaire dans l’agglomération iséroise après les événements d’Echirolles. La preuve qu’il faut durcir les mesures contre les fous dangereux qui vont de nos villes une véritable jungle. La couleur de peau ou l’origine ethnique n’y est absolument pour rien.

 

4 octobre :

 

Et une 17ème zone prioritaire de sécurité ! Sous la pression des familles des deux jeunes qui se sont fait taillader à Echirolles, Manuel Valls a créé une nouvelle ZPS sur Grenoble. Il avait mal dû faire ses comptes la première fois, puisqu’il a dû rajouter aussi les quartiers sud de Marseille alors que ces deux destinations semblaient évidentes. Surtout après les événements de 2010, qui avaient obligé Nicolas Sarkozy à changer de préfet et à déclarer la croisade aux roms.

 

6 octobre :

 

La commission sur la refondation de l’école a remis son rapport. Ce n’est pas brillant, tant ses propositions sur les rythmes scolaires ne sont pas à la hauteur des enjeux. Elle propose une réduction du temps de travail journalier, une demi-journée de cours en plus par semaine et une nouvelle répartition des périodes de vacances. Cela ne vole pas haut et ne voie pas loin. A l’image des propositions du président sur la décentralisation, qui ne propose que de retarder les élections à 2015.

 

9 octobre :

 

Les experts ont parlé et le président a écouté. Avant que le gouvernement n’exécute, François Hollande a présenté les orientations du plan de refondation de l’école qu’il compte mener. Un bien grand mot quand on compare les solutions au regard des mots de l’éducation nationale. Ce n’est pas en rajoutant une demi-journée de classe, en supprimant le redoublement et en favorisant les devoirs à l’école qu’on résoudra les problèmes. Pendant ce temps, les élèves de 6ème tabassent toujours les profs.

 

12 octobre :

 

François Bayrou n’a pas pris sa retraite politique. D’ailleurs, il continue toujours à cultiver le centrisme le plus mou sans que personne n’ose lui balancer un verre d’eau à la figure. Dernière démonstration en date, son intention de voter contre le mariage entre deux personnes d’un même sexe si on l’appelle « mariage » mais de voter pour si on l’appelle « union ». Sans qu’il y ait de différences de droits entre les deux. Ou comment préserver ses convictions de catho sans passer pour un réac.

 

15 octobre :

 

Encore une gaffe de Vincent « Lagaffe » Peillon. Mais faites-le faire ! Cela allait encore quand il annonçait à l’avance des mesures non encore validées par la concertation. C’était rigolo. Mais en prônant la dépénalisation du cannabis, il a dépassé les bornes. Même pour son 1er ministre, qui a opposé un fort démenti devant les levées de bouclier de la droite et a dénoncé les commentateurs qui révèlent des positions qui ne sont pas celles du gouvernement. Sauf Cécile Duflot.

 

18 octobre :

 

Jean-Marc Ayrault n’a pas de charisme, mais on le savait déjà. Il a tout de même fallu qu’Audrey Pulvar en rajoute en confirmant à la télé que le 1er ministre n’avait pas de poigne. Non contente de s’acheter des lunettes à 12000 euros, elle cumule sa fonction de journaliste avec son statut de femme de ministre et a même osé faire la promotion d’Arnaud Montebourg. Le conflit d’intérêt est évident, mais elle n’est pas tout à fait la seule dans ce cas. Suivez mon regard.

 

21 octobre :

 

Le contrat de génération est signé. Les partenaires sociaux se sont étonnamment rapidement mis d’accord pour sceller l’union sacrée et s’accorder sur le dispositif. Celui-ci consiste à réduire les charges d’une entreprise qui garde des seniors et embauche des jeunes afin que l’un apprenne à l’autre le métier. C’est beau la transmission des connaissances, surtout pour lutter contre le chômage. Mais c’est la loi la moins réaliste sur un plan économique qui provoque le plus grand consensus.

 

23 octobre :

 

La santé va mal. Les organismes de la sécurité sociale et les mutuelles ont passé toute la nuit ensemble et ont dû attendre le lendemain pour arriver à plafonner les dépassements d’honoraires à 70 euros. Plus graves, la foldingue Marisol Touraine voit d’un bon œil – le seul qui ne louche pas – la mise en place de salles de shoot pour aider les drogués à se charger. En pleine affaire de dopage, ce doit être elle qui est shootée pour ne pas préférer la prévention à la gestion de la fumisterie organisée.

 

25 octobre :

 

La SNCF est en grève. Pour changer. Cela a l’air de bien faire rire les cheminots de paralyser le trafic ferroviaire pour emmerder les usagers. Et après les contrôleurs de billet et les guichetières s’étonnent qu’elles se font agresser. La droite envisage d’interdire le droit de grève pour éviter ce genre d’abus de biens sociaux. C’est une mauvaise idée car il s’agit d’un principe constitutionnel. Mais il faudrait creuser l’idée du service minimum dans les transports, et non pas l’abolir comme le fera la gauche.

 

26 octobre :

 

Le rapport Gallois n’est même pas publié que ses conclusions sont déjà périmées. L’ancien dirigeant de la SNCF et d’EADS était chargé de préconiser des solutions pour insuffler un choc de compétitivité à la France. Avec ses diplômes et son palmarès, on pouvait craindre qu’il connaisse un peu le sujet. Mais François Hollande ne fera qu’un pacte de compétitivité en passant outre ses recommandations. Surtout car il y avait celle de revenir sur les 35 heures, dogme socialiste désormais inquestionnable.

 

30 octobre :

 

Le gouvernement a annoncé qu’il était prêt à réquisitionner les logements vides pour préparer le dispositif de cet hiver. Déclaration faite devant les associations de défense des SDF, et on comprend mieux ainsi cette preuve de démagogie soutenue par un parallèle douteux avec une mesure d’urgence déclenchée sous la présidence de Jacques Chirac. La gauche s’est pourtant exonérée de réfléchir au problème et oublie que le logement est avant tout un marché où le communisme ne sert à rien.

 

1er novembre :

 

La majorité socialiste connait déjà ses premiers naufrages législatifs. Sa loi de régulation des prix de l’énergie avec un bonus-malus qui sanctionnera automatiquement les ménages modestes a été rejetée à l’assemblée. Sa loi de programmation budgétaire qui est censée orienter les comptes de l’Etat pour les cinq prochaines années a aussi été recalée au sénat par une alliance entre l’UMP et les communistes. Le Sénat pourrait peut-être finalement redonner du pouvoir aux minorités de la majorité.

 

5 novembre :

 

Le débat sur le travail le dimanche s’était arrêté depuis que la droite de Nicolas Sarkozy y avait renoncé à cause du Conseil constitutionnel. Il n’est pas prêt de reprendre. La justice vient de nouveau de condamner une grande surface - Bricorama, pour ne pas la nommer - pour avoir osé faire travailler des caissières le jour du seigneur. C’est étonnant qu’un pays qui se dise laïc et partisan de la compétitivité refuse de faire marcher le commerce quand les travailleurs sont prêts à dépenser.

 

9 novembre :

 

Lionel Jospin a rendu son rapport sur la rénovation politique. Rien de nouveau ! Outre l’aménagement de l’immunité présidentielle, l’ancien 1er ministre veut plus de représentativité en introduisant 10% proportionnelle aux élections législatives, des parrainages citoyens aux élections présidentielles et le mandat unique dans le personnel politique. Sans faute d’orthographe, contrairement au coMMMissaire à l’investissement Louis Gallois et au « friendly » sympathique François Hollande.

 

14 novembre :

 

Angela Merkel pense que la France « va s’en sortir ». C’est du moins ce qu’elle a osé dire au 1er ministre Jean-Marc Ayrault, qui même dans l’allemand qu’il a enseigné pendant des années fait des erreurs. La chancelière pense que les mesures de droite pour la compétitivité prises par le gouvernement de gauche vont dans le bon sens et sauveront la France du désastre financier. Et personne ne se plaint d’une telle ingérence dans les affaires internes de notre pays.

 

19 novembre :

 

Alain Juppé sera le juge de paix du marasme à l’UMP. La Cocoe s’étant trompée en déclarant un peu vite vainqueur Jean-François Copé alors qu’elle avait oublié de compter trois départements d’outre-mer, le maire de Bordeaux a été appelé à la rescousse pour diriger une commission de médiation faisant office de présidence provisoire. Ayant un peu vite voulu piéger François Fillon avec une vice-présidence de consolation, Jean-François Copé devra patienter avant de savourer sa victoire.

 

24 novembre :

 

Les sommets européens ne changeront décidément jamais. Ils s’éternisent toujours et n’aboutissent à aucune décision. Le dernier qui a eu lieu cette fin de semaine devait décider de la répartition du malheureux budget de 1000 millions d’euros de l’UE. Mais là encore, tous les pays se sont chamaillés sur des centimes et personne n’a voulu faire de concession. Pas même la France, pour qui l’enjeu de la réforme de la PAC en 2013 est vital. La paix ne règne pas chez le nouveau Prix Nobel.

 

26 novembre :

 

Arnaud Montebourg est une honte pour la France. Avec ses déclarations intempestives sur Mittal, il déshonore tout un pays qui n’avait pas demandé à être représenté par sa voix braillarde et bavarde. Le ministre du redressement productif menace de nationalisation et de redressement judiciaire la société indienne si elle ne respecte pas on engagement de renflouer le site de Florange. Même avec la crise qui a tout changé. Les français n’ont décidément pas digéré le rachat d’Arcelor par un chien d’étranger.

 

28 novembre :

 

Et pendant ce temps, le chômage continue de monter. Fidèle à sa mauvaise habitude, Michel Sapin annonce à l’avance les mauvais chiffres de l’emploi et anticipe le mécontentement de la voix du peuple. Il est moins performant à l’heure de s’attaquer au problème. La crise et l’héritage sarkozyste n’expliquent pas tout, et encore moins cette incapacité à enrayer la part croissante de travailleurs à s’inscrire chaque mois pour la première fois sur les listes de Pôle Emploi. La situation s’aggrave.

 

29 novembre :

 

Premier accroc. La loi de programmation budgétaire du gouvernement a été rejetée au sénat. C’est encore une fois la majorité de gauche qui a fait défaut, avec ces couillons de communistes qui se sont abstenus sur la partie dépenses. Ils ont trouvé le bon moyen de peser face aux socialistes vue la faible majorité de six sièges à la chambre haute. C’est du marchandage de bas étage que même la droite doit dénoncer. L’Etat ne peut être la propriété d’un groupe minoritaire qui prenne en otage la majorité.

 

30 novembre :

 

Après l’abandon des poursuites à son encontre dans le procès pénal, DSK peut être satisfait : le procès civil qui l’oppose à Nafissatou Diallo devrait bien se terminait pour lui. Un accord à l’amiable devrait en effet être trouvé. Il pourra redevenir un justiciable comme les autres et trouver un travail auprès des plus grandes banques du monde. Et qui sait un jour revenir en politique. C’est l’appât du gain et le manque d’argent pour payer ses avocats qui a eu raison de la patience de la plaignante. Dommage.

 

2 décembre :

 

Les médecins désertent les campagnes mais la ministre de la santé Marisol Touraine a eu une idée lumineuse : garantir un revenu de 60000 euros par an aux jeunes qui oseraient s’installer en zone rurale. Et dire que ce n’était qu’une question d’argent ! A croire qu’après le plafonnement des honoraires, le gouvernement a définitivement décidé de faire voir les médecins comme des profiteurs. Il ne pense pas que le problème soit avant tout la faible attractivité de nos villages, délaissés depuis trop longtemps.

 

5 décembre :

 

Les ouvriers de Florange crient à la trahison. La négociation concoctée par Jean-Marc Ayrault a davantage pris en compte les intérêts des usines nantaises que l’avenir de leurs deux hauts-fourneaux. Mittal continuera de ne pas investir et le gouvernement continuera de mentir comme à la vieille époque de Nicolas Sarkozy, en niant que les licenciements sont inéluctables. Pourtant, les syndicalistes continuent de croire qu’Arnaud Montebourg n’y est pour rien avec sa stupide menace de nationalisation.

 

9 décembre :

 

Manuel Valls annonce la fin des aides au retour pour les roms. Les associations peinent à crier au scandale, car la décision vient d’un gentil socialiste. Elle est pourtant très censée. Ce dispositif ne faisait qu’encourager le retour des roms en France pour toucher de nouveau l’aide au retour chez eux. Des allers-retours qui coûtent cher et qui ne sont guère efficaces. La crise a du bon, et la réduction des déficits rend tout le monde raisonnable. 

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