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8 mai :

 

Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Carbone 12 continue ses méfaits de campagne puisque les campagnes sont permanentes. A peine battue aux élections présidentielles, la droite est déjà partie à l’assaut des élections législatives. L’UMP a tenu hier un bureau national au cours duquel Nicolas Sarkozy a fait ses adieux à la politique.

 

Il en a profité pour critiquer vivement ceux qui avaient osé émettre des critiques sur sa stratégie de droitisation, comme Laurent Wauquiez. Ce qui n’a pas empêché Chantal Jouanno de faire part des siennes. La division dans l’union a déjà commencé, et ce n’est pas l’idée d’une direction collégiale sous forme de gouvernance participative qui va calmer le brouhaha.

 

Les deux présidents : Il y aura deux présidents pour assister aux cérémonies du 8 mai. François Hollande a en effet été autorisé à accompagner Nicolas Sarkozy, redevenu citoyen comme les autres et déjà rattrapé par les affaires

 

9 mai :

 

C’est l’image du jour : la présence conjointe de deux présidents, l’un sortant et l’autre élu, lors de la cérémonie de commémoration du 8 mai aux Champs-Elysées. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont par-là commencé la passation de pouvoir qui est fixée au 15 mai.

 

L’ex président et futur retraité de la politique réussit donc sa sortie, au contraire de Valéry Giscard d’Estaing en 1981. Il ne lui reste plus que les affaires courantes à gérer. Pendant ce temps, l’ex retraité et futur président s’affaire et galope pour préparer les dossiers chauds, car la crise ne s’est pas évaporée le soir du 6 mai.

 

Le chiffre : 52% des électeurs de François Hollande déclarent avant tout avoir voté contre Nicolas Sarkozy, ce qui montre que le socialiste n’est pas forcément un président bien élu vu e plus l’écart de sa victoire plus faible qu’annoncé. Il va devoir convaincre les sceptiques.

 

10 mai :

 

C’était la dernière séance. Nicolas Sarkozy a présidé hier son dernier conseil des ministres. L’occasion pour lui de faire ses adieux et de faire verser quelques larmes à ses ministres qu’il aura pourtant pas mal malmenés. Son départ est décidément de plus en plus émouvant.

 

Le 1er ministre François Fillon qui devrait remettre demain la démission du gouvernement en a profité pour féliciter ses troupes pour le travail accompli. Et pour rendre hommage au patron, même s’il n’est pas sûr qu’il le regrettera ni que sa retraite ne fasse pas ses affaires.

 

En coulisses : François Hollande se prépare. Il a rencontré hier Herman Von Rompuy avant de rencontrer aujourd’hui Jean-Claude Juncker. Les nouvelles n’étaient certainement pas bonnes, mais la crise de la dette en Europe sera son premier défi comme président.

 

11 mai :

 

On l’avait pourtant prévenu qu’Angela Merkel ne se laissait pas si facilement convaincre. Après avoir fait circuler en fin de campagne la rumeur selon laquelle la chancelière allemande était prête à rejoindre ses vues sur la croissance, François Hollande est bien obligé de se rendre à l’évidence : elle reste accrochée à la rigueur.

 

Les ennuis commencent. Elle ne veut pas entendre parler de relance mais bien de réformes structurelles. Les socialistes français sont prêts à aller au clash, surtout les plus à gauche. A peine élu et pas encore investi, le nouveau président va donc devoir faire face à un jeu d’équilibriste, mais on le sait partisan de la synthèse.

 

La rumeur : Celle de nombreux plans sociaux dans les grandes entreprises maintenant que les élections sont passées. Laurence Parizot a démenti, mais on se dit encore que le grand capital veut faire échouer la gauche. 

 

13 mai :

 

Il va y avoir du sport ! Jean-Luc Mélenchon n’a pas pu tenir tranquille et n’a pas pu s’empêcher d’aller défier Marine Le Pen dans sa circonscription d’Hénin-Beaumont (où d’ailleurs elle n’a jamais été élue). Après avoir dragué son électorat ouvrier pendant toute la campagne présidentielle, on peut désormais le dire : « Ce n’est plus de la haine, c’est de l’amour ».

 

Marine Le Pen s’est contentée de le qualifier d’épiphénomène, tout juste bon à essayer de l’empêcher d’entrer à l’assemblée nationale pour peser dans la vie politique française. Lui a avoué mener un combat national « voire international » pour justifier son parachutage. Mais tout le monde comprendra que c’est surtout une occasion de se faire de la publicité.

 

Et pendant ce temps : A peine battue aux élections présidentielles, la droite a déjà remercié ses électeurs et est déjà prête à repartir au combat. Jean-François Copé a rangé ses troupes et espère un bon résultat aux élections législatives. L’espoir fait vivre, en effet.  

 

14 mai :

 

Les bonnes nouvelles électorales s’enchaînent pour François Hollande. Après son triomphe aux élections présidentielles et avant sa consécration aux élections législatives, il a de nouveau été aidé par les urnes ce week end avec la large défaite de la CDU, le parti d’Angela Merkel, aux élections locales de Rhénanie du Nord-Westphalie.

  

Voilà qui devrait rabaisser le caquet de la chancelière allemande qui commence à être de moins en moins majoritaire sur sa position en faveur de la rigueur et contre l’intervention de la BCE. Le PS lui met d’ailleurs la pression, Arnaud Montebourg ayant annoncé qu’un traité sans annexe sur la croissance n’obtiendrait pas de majorité dans la prochaine assemblée nationale française.

 

Mieux vaut tard que jamais : Arnaud Montebourg aura finalement réussi à régler leurs comptes aux dirigeants corrompus de la fédération PS du Nord-Pas-de-Calais. Le candidat PS sortant de la 11ème circonscription du Nord a ainsi été retiré pour son implication dans le dossier. Le ménage est fait.

 

15 mai :

 

C’est la folle journée pour François Hollande. Il succèdera officiellement à Nicolas Sarkozy à l’occasion de la cérémonie de passation de pouvoirs. Mais il célébrera aussi Jules Ferry au nom de l’école et Marie Curie au nom de la science, avant d’être fêté par le maire de Paris Bertrand Delanoë.

 

Ce n’est pas tout. Le dossier chaud étant la crise de la dette en Europe, il rendra visite en suivant à Angela Merkel pour voir si elle tant que ça contre lui. Tous les chemins mènent à Berlin. Entre temps, il aura dévoilé le nom de son 1er ministre, Jean-Marc Ayrault. En tant que maire de Nantes, il sait bien ce que c’est qu’une folle journée.

 

Le slogan : « Donnons une majorité au changement », tel est le message du PS pour sa campagne des élections législatives. Lors de son dernier bureau national du PS, François Hollande a en effet demandé « une majorité large, solide et loyale ». Le changement est à ce prix.

 

16 mai :

 

Jean-Marc Ayrault sera le 1er ministre de la France. Comme prévu. Il était le favori des sondages et a imité François Hollande dont il fut le conseiller spécial durant la campagne présidentielle. Ce rôle en réserve de la république laissait deviner que ce serait le cas mais en faisant durer le suspense, le président a bien montré que c’était lui qui nommait le 1er ministre.

 

Mais ce choix qui s’impose comme une évidence n’est peut-être pas le bon. Maire de Nantes depuis 1989, Jean-Marc Ayrault s’était fait choper il y a quinze pour du favoritisme pour l’impression de son journal municipal. Président du groupe PS à l’assemblée depuis 2002, il est connu pour être un râleur professionnel et on l’imagine mal à présent mener la barque alors qu’il n’est qu’un second couteau.

 

Le pilote dans l’avion : François Hollande vole sur l’Allemagne, en tout cas quand son avion le veut bien. Car pour sa première sortie officielle, le nouveau président a été retardé par la foudre, un coup du sort que l’on n’espère pas annonciateur de la suite de son mandat.

 

17 mai :

 

Jean-Marc Ayrault a donc annoncé la composition de son gouvernement, celui qui tiendra les rênes de la France au moins jusqu’au… 17 juin. 34 ministres dont 17 hommes et 17 femmes : ouf, la parité est respectée et les féministes arrêteront enfin d’aboyer. Au moins chacun a été mis là où il est le meilleur : Jérôme Cahuzac au budget, Aurélie Filippetti à la culture, Marisol Touraine aux affaires sociales…

 

Les priorités de l’industrie et de l’éducation seront bien représentées par des ministères aux noms tout droit tirés des années 1980 : le redressement productif et la réussite éducative. Manière de dire qu’il faut rompre avec le bilan de la droite et permettre le renouveau de la France, ce qui s’est bien senti avec l’annonce de la réduction du salaire des ministres et le « bon vent » assené ce matin par Manuel Valls à Claude Guéant.

 

Le piège à cons : Les ministres battus aux élections législatives devront renoncer à leur poste. Une règle non écrite qui avait été fatale à Alain Juppé en 2007 et que certains redoutent déjà. Ainsi, Najat Vallaud-Belkacem a déjà renoncé à se présenter pour garder son beau maroquin.

 

18 mai :

 

Le nouveau gouvernement a pris place dans ses nouveaux appartements et tenu son premier conseil des ministres. A cette occasion, il a décidé de réduire le train de vie de l’Etat en baissant de 30% le salaire des ministres et de 10% les dépenses de fonctionnement des ministères. On applaudit à deux mains l’application de cette mesure qui figurait dans le programme présidentiel de François Hollande.

 

Le fait qu’elle arrive en premier, bien avant les mesures de redressement productif ou de réussite éducative, n’est pas un hasard. Cela montre symboliquement que l’exemple viendra d’en-haut dans la lutte contre les déficits. Mais cela reste un symbole, et une goutte d’eau dans l’océan de dettes de la France. Or on ne demande pas au gouvernement d’être vertueux, mais bien d’être efficace.

 

La bonne idée : Les nouveaux ministres devront signer une charte de déontologie les obligeant à une solidarité sans faille avec les décisions gouvernementales. C’est la moindre des choses, mais il fallait bien cela après les couacs de l’équipe précédentes. Mais cela, c’est sur le papier…

 

19 mai :

 

La photo est historique, surtout pour lui : François Hollande a rencontré hier pour la première fois Barack Obama. On se serait cru dans les Simpsons quand le quidam Homer est invité à la Maison Blanche. Or les deux se sont mis d’accord : pour sortir de la crise, il faut de la croissance.

 

En voilà une découverte. C’est Angela qui va tirer la gueule encore plus que d’habitude. Dommage qu’au même moment en France, les verts prônent la décroissance pour ne pas faire de mal à la planète et les socialistes rétablissent la retraite à 60 ans pour ne pas faire de mal à leurs électeurs.

 

Le top départ : Le dépôt des candidatures terminé, la campagne officieuse pour les élections législatives peut commencer. Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry se réunissaient hier pour établir la stratégie du PS. Dominique de Villepin a renoncé à se présenter, là encore parce qu’il se savait sûr de perdre.

 

20 mai :

 

La campagne législative commence ! Les candidats ont été autorisés à déposer leurs candidatures en préfecture. Il y aura 40% de femmes, certainement moins d’élues. L’UMP n’a pas fait beaucoup d’efforts contrairement au PS, il faut le dire.

 

La moyenne de candidats par circonscription sera de 11,5. C’est plus qu’aux élections présidentielles, même si cela commence à être un chiffre habituel pour ce type d’élections. Surtout quand se rajoutent des formations comme le parti pirate, défenseur du piratage sur internet.

 

La proposition : Christiane Taubira est pressée d’en découdre, et a proposé d’en finir avec les tribunaux correctionnels pour mineurs. De quoi éveiller un vif débat.

 

21 mai :

 

C’est la fin du Sommet de l’OTAN à Chicago et le retrait d’Afghanistan semble acquis. Même si les alliés ne le reconnaissent pas explicitement, ils emboîtent le pas à François Hollande qui a décidé que la France s’en irait plus tôt que prévu de ce bourbier.

 

Cela fait décidément beaucoup de victoires pour le président, qui a entendu Barack Obama lui aussi dire qu’il fallait de la croissance. Laurent Fabius a même parlé d’un « sans-faute ». Ce sont pourtant des succès en trompe-l’œil : le retrait d’Afghanistan est désiré par tous, à peu près autant que la croissance. Mais ni pour l’un ni pour l’autre on ne sait comment les obtenir.

 

La ministre de l’évasion : Christiane Taubira a fait sa première boulette, bien involontaire. Un détenu s’est en effet évadé lors d’une de ses visites officielles dans un centre pénitentiaire, profitant d’une partie de basket donnée en son honneur. La justice est décidément trop clémente avec les coupables.

 

23 mai :

 

Il est facile de faire des promesses. Il est plus difficile de les tenir. Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait juré qu’aucun de ses ministres ne serait sous le coup d’une sanction judiciaire. Il pensait enfin mettre en œuvre la république exemplaire et irréprochable que Nicolas Sarkozy avait prônée sans la pratiquer.

 

Peine perdue, le nouveau président s’est déjà assis dessus en nommant un 1er ministre condamné en 1997 pour favoritisme et un ministre du redressement économique qui devra verser 1 euro aux dirigeants de Sea France pour injure publique. Dommage que les responsables de l’UMP n’aient pas eu la dignité de se taire. Au lieu de cela, ils ont dégainé les flingues.

 

Le président normal : On se demande si François Hollande n’en fait pas un peu trop. Dans son désir de rupture avec son prédécesseur, il va même jusqu’à prendre un quart d’heure pour se faire photographier avec des élèves de CM2. Tant qu’il a le temps…

 

24 mai :

 

La guerre des chefs à droite a véritablement commencé hier. François Fillon a dans un premier temps exposé qu’il n’y avait pas de leader naturel, et Alain Juppé a dans un deuxième temps enfoncé le clou en soulevant l’importance d’un congrès interne pour s’en trouver un. Jean-François Copé a du se sentir visé.

 

Rachida Dati, alliée de circonstance, aura beau tempêter contre le tout nouvel ancien premier ministre, les faits sont là. On prédisait que Jean-François Copé garderait la main sur l’UMP. C’est tout le contraire qui est en train de se passer, puisque tous les cadors vont s’allier contre lui pour le faire perdre. La droitisation est décidemment mal passée.

 

La reculade : On pensait Arnaud Montebourg plus courageux que cela. Condamné avant-hier à verser 1 euro – tout ça ! – de dommages et intérêts aux anciens patrons de Sea France pour les avoir traité d’escrocs – rien que ça – il a reconnu que c’était une erreur. C’est ce qui s’appelle rentrer peureusement chez soi.

 

25 mai :

 

Jean-Marc Ayrault a hier démarré sa campagne législative dans sa circonscription de Loire-Atlantique. Elu depuis 1988, le maire de Nantes brigue un 6ème mandat ce qui en fait l’un des doyens de l’assemblée. Il a demandé « un vote de confiance » à ses électeurs, qui ne vont pas quand même lui retirer son poste de 1er ministre en le faisant battre.

 

Il n’apporte pas de sang frais mais il est au moins sûr d’être élu. Ce n’est pas forcément le cas de Martine Aubry, la maire de Lille ayant une circonscription difficile dans le Nord. Une fois les élections terminées, ce sang neuf pourrait néanmoins venir : Jean-Marc Ayrault a laissé entendre qu’il pourrait y avoir des ministres du Front de gauche. Déjà un premier remaniement.

 

Le sondage : La gauche caracole en tête des sondages d’intentions de vote avec 45% contre 31% à la droite, soit l’inverse de 2002. L’extrême droite compte 16%, mais ces chiffres ne se traduisent pas toujours en termes de sièges à cause du scrutin uninominal.       

 

26 mai :

 

L’UMP a lancé sa campagne législative désastreuse. Les sondages lui promettent une défaite, vu que la gauche caracole en tête avec 45% contre 31% pour la droite. Surtout, elle va se faire sur fond de guerre des chefs, qui a déjà été lancée cette semaine par François Fillon qui a contesté publiquement le leadership de Jean-François Copé.

 

Ce dernier a créé la surprise en partageant ce point de vue. Il a voulu calmer le jeu en prônant « unité et rassemblement », pour sauver les meubles avant que la maison ne brûle. Mais les discours ne trompent personne : l’UMP va perdre de nombreux députés après ses deux campagnes victorieuses et la course à la présidence fera plus de dégâts encore.

 

Le sondage : Jean-Marc Ayrault bat le record de côte de popularité pour un 1er ministre avec 65% d’opinions favorables. François Hollande n’est pas mal non plus, avec 61%. Mais on est en plein dans l’état de grâce.

 

28 mai :

 

Comme aurait pu le dire Jean-Pierre Raffarin, « la pente est raide, mais la Pentecôte ». Nous sommes le lundi de Pentecôte, et normalement tout le monde est censé travailler pour financer la solidarité nationale en faveur des personnes âgées. C’était la réforme-phare de l’ancien 1er ministre de Jacques Chirac.

 

Depuis, la réforme est devenue une véritable usine à gaz. Cela fait longtemps que beaucoup ne travaillent plus ce jour-là, et les entreprises préfèrent verser des cotisations que de mobiliser des familles qui en prenant un week end prolongé font vivre le tourisme et les fêtes de village. On notera quand même que cette réforme rapporte 2 milliards à l’Etat.

 

Le chiffre : 1,5 million d’euro, c’est l’économie budgétaire que permettra la baisse du salaire des ministres. C’est pas mal, mais comme on ne parle pas en milliards, on voit bien que la réduction de la dette passera par bien d’autres choix que la réduction du train de vie de l’Etat.

 

30 mai :

 

Les événements récents en Syrie ont donné envie à François Hollande de prendre l’initiative. Libéré des accords commerciaux qui liaient Nicolas Sarkozy à Bachar Al-Assad, il se permet même des audaces comme renvoyer l’ambassadrice de Syrie dans son pays. SOS Racisme n’a pas dénoncé cette exclusion d’un étranger en situation pourtant régulière.

 

Le président est même allé plus loin en promettant une intervention armée en Syrie sous l’égide de l’ONU, à peine l’Afghanistan abandonné, là où son prédécesseur avait échoué à convaincre la Russie. Mais il ne dépasse pas quand même les bornes : il promet qu’avant d’en arriver là il réfléchira à d’autres moyens. On respire.

 

La chasse aux sorciers : Menée contre les hauts-fonctionnaires nommés par Nicolas Sarkozy. Michel Gaudin, préfet de police de Paris, en est la première victime. Le début d’une courte liste.

 

31 mai :

 

Le sort s’acharne sur l’épopée Sarkozy. Les chiffres du chômage ont fini d’enterrer son bilan avec un douzième mois consécutif de hausse. Avec 0,1% d’inscrits supplémentaires à Pôle Emploi pour un total de 2,8 millions, son mandat est plus que jamais entaché et les socialistes auront beau jeu d’appuyer là où ça fait mal.

 

Mais pour que François Hollande soit le nouveau Roosevelt succédant à l’ancien Hoover, il faudra qu’il apporte des solutions et qu’il obtienne des résultats. La reprise de l’activité qui viendra forcément un jour lui sera favorable mais ce n’est pas avec le contrat de génération qu’il règlera ce problème endémique de la société française.

 

Sans surprise : Exit Squarcini et Péchenard, les hommes des fadettes de Nicolas Sarkozy. François Hollande a remplacé les hauts-fonctionnaires de la police pour « la faire respecter ». Une humiliation en public.

  

1er juin :

 

Le gouvernement Ayrault commence le procès du gouvernement Fillon. Il a abrogé la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers qui était de trop et annoncé une loi sur le harcèlement sexuel qui manquait. Il veut montrer qu’il fait les choses bien, et ça va finir par se voir.

 

En plus ses propositions sont dans l’air du temps. Après avoir prôné la modestie et la baisse des salaires, c’est le conseil d’administration d’Air France qui en tant qu’entreprise publique a condamné l’indemnité de départ de 400000 euros de son ancien patron. Pourvu que ça dure.

 

Le sondage : 52% des français veulent une majorité de gauche aux prochaines élections législatives. Ils ne veulent donc pas d’une cohabitation, même pas à droite puisque la gauche ne recueille actuellement dans les sondages que 45% de promesses de vote.

 

2 juin :

 

L’économie va mal, et les entreprises déposent le bilan. Dernière en date, Doux en Bretagne. L’ancien leader de la filière du poulet est en faillite. Sans compter le départ de Technicolor à Angers et le non-retour d’Arcelor Mittal à Florange.

 

Le gouvernement a réagi en créant un fichier des 36 entreprises les plus en danger afin de cibler son action. Ce sont les heurts et les malheurs de la transparence : en dévoilant l’existence de cette liste, le gouvernement éveillera des soupçons sur la moindre de ses actions. La moindre entreprise qu’elle aidera sera considérée comme un malade en phase terminale.

 

L’exemple : Et pendant ce temps, l’Irlande votait le pacte budgétaire européen. Le pays qui a dit non au Traité de Lisbonne a dit oui à la rigueur. Les temps changent.

        

3 juin :

 

Les socialistes se serrent les coudes à une semaine du 1er tour des élections législatives. Martine Aubry est allée à Nantes apporter son soutien au 1er ministre. La 1ère secrétaire est bien décidée à gagner son dernier combat avant de passer la main et a passé l’éponge sur sa non-nomination à Matignon.

 

Le PS a plus que jamais le vent en poupe. Il a réussi son retour au pouvoir et la vague de modestie dans les discours et dans les salaires  a eu son petit effet. De son côté, l’UMP se noie en pleine guerre des chefs et son secrétaire général Jean-François Copé est un leader contesté. Près de trois français sur quatre lui préfèreraient même François Fillon.

 

Le couac : Le gouvernement voudrait encadrer les contrôles d’identité de la police par des récépissés pour éviter le contrôle au faciès. Tollé dans la profession, qui se sent encore stigmatisée après la valse de ses directeurs en début de semaine.

4 juin :

 

La gauche retombe dans ses travers. Elle rase gratis comme au bon vieux temps. Non pas pour être populaire, mais parce qu’elle pense que c’est bien. Dernière folie en date, la décision de permettre aux femmes qui ont eu des congés de maternité de partir à la retraite à 60 ans à taux plein même sans avoir cotisé 41,5 années.

 

La raison invoquée : la réforme du gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui détricote l’une des mesures emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy aurait fait des économies par rapport au projet initial. C’est comme à l’époque de la cagnotte fiscale sous Lionel Jospin : la croissance apporte plus de recettes, alors il n’y a qu’à immédiatement les dépenser au lieu de se désendetter !

 

La déclaration : Jean-Marc Ayrault s’est dit prêt à désormais demander le remboursement des aides européennes aux entreprises si celles-ci ne créent pas d’emplois. Une réaction au dépôt de bilan de Doux, pas forcément très populaire dans le milieu patronal.

 

6 juin :

 

Voilà la solution de la gauche pour mettre fin à la crise du mal-logement : empêcher les méchants de propriétaire de relever le prix des loyers entre chaque changement de locataire. C’est l’idée lumineuse de Cécile Duflot, mais elle vaut déjà mieux que l’idée de Nicolas Sarkozy de rajouter un étage aux immeubles.

 

Mais on est loin du compte. Là encore la France raisonne avec un esprit dirigiste et liberticide. Seul le marché donne les vrais prix de l’immobilier et l’offre et la demande doivent pouvoir se rencontrer sans obstacle. Or le vrai problème, c’est la spéculation faite avec les logements vides qui augmente artificiellement le prix des loyers. C’est là qu’il faudrait agir.

 

La bonne nouvelle : L’arrestation du n°2 d’Al Qaeda, après la chute d’Oussama Ben Laden. Mais le mouvement terroriste ne disparaitra pas pour autant. Comme ETA, ses leaders seront capturés les uns après les autres mais se succèderont à n’en plus finir. Un jeu du chat et de la souris.

 

7 juin :

 

C’est la polémique en bois de la semaine. Cécile Duflot s’est un peu trop avancée en se disant favorable à la dépénalisation du cannabis. Résultat : toute la gauche de gouvernement l’a remise à sa place en s’y déclarant foncièrement défavorable. Les progressistes ne sont plus ce qu’ils étaient.

 

Jean-Marc Ayrault a ainsi déclaré qu’elle s’exprimait en tant que chef de parti, celui des verts qu’elle abandonnera le 27 juin. Histoire de dire qu’elle sera après cette date entièrement dévouée à la solidarité gouvernementale et à la charte de déontologie. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ?

 

Le thème de campagne : Le cannabis serait un angle d’attaque intéressant pour la droite pour attaquer la gauche, mais elle est trop fatiguée pour le faire. Mais le quotient familial pourra l’être durant l’entre-deux-tours comme le fut la TVA sociale en 2007. Les questions fiscales ont toujours du succès.

 

9 juin :

 

La France va se retirer d’Afghanistan. Mais elle en bavera jusqu’au bout. Quatre de ses soldats ont de nouveau été tués dans un attentat-suicide des talibans. François Hollande leur a rendu hommage dans un discours à Tulle et devrait le refaire dans les jours prochains à l’occasion d’une cérémonie militaire.

 

Voilà qui semble justifier sa décision d’un retrait des troupes combattantes. Et pourtant… Difficile de penser que les troupes civiles ne se feront pas elles aussi canarder, surtout une fois qu’elles seront complètement désarmées. Le bilan de cette affaire est que l’Afghanistan n’a pas du tout été pacifié.

 

La cérémonie : François Mitterrand avait son pèlerinage à la Roche de Solutré. Nicolas Sarkozy a tenté de l’imiter avec le Plateau des Glières. François Hollande instrumentalise à son tour la Résistance, avec son hommage aux 99 pendus de Tulle, même si c’est en habitué qu’il le fait chaque année.

 

11 juin :

 

On s’y attendait, l’UMP l’a fait. L’ex parti majoritaire a réuni son bureau national au lendemain du 1er tour des élections législatives pour prendre la pseudo-résolution du ni-ni en cas de duel entre un candidat PS et un candidat FN. Ni Front national ni front républicain, donc.

 

Cela ne devrait pas empêcher certains éléments indisciplinés de laisser parler leur cœur et d’appeler à voter FN pour faire barrage au PS. Le FN va d’ailleurs être l’objet de divisions internes chez les deux grands partis puisque des candidats du PS devraient aussi rechigner à appeler à voter pour l’UMP comme l’a préconisé Martine Aubry.

 

Les futurs battus : Vedettes des élections présidentielles de 2007, Ségolène Royal et François Bayrou semblent le payer aujourd’hui par une lente descente aux enfers. La socialiste est en difficulté dans sa nouvelle circonscription alors que François Bayrou devrait perdre sa très ancienne circonscription. Il ne faudrait pas vieillir.

 

12 juin :

 

C’est la grande affaire. Alors que Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault apportaient leur soutien à Ségolène Royal à La Rochelle, un tweet de Valérie Trierweiler dans lequel elle soutient son rival Olivier Falorni a tout gâché. Le soutien de François Hollande et la présidence du perchoir pour la folle du Poitou.

 

Voilà jusqu’où pousse la jalousie des femmes. Et voilà François Hollande pris bien malgré lui dans un épisode des « Feux de l’amour » : sa première dame de petite amie fait de la politique en gazouillant et sème la zizanie dans son ancien couple. Un couac étonnant qui rappelle qu’un autre président avait dû divorcer en 2007. Les histoires d’amour finissent toujours mal.

 

La sage décision : D’habitude les candidats distancés rechignent à se retirer pour faire la place. Là, l’UMP avait peur au contraire que son candidat dans la 2ème circonscription du Gard Hervé Mourrut se retire pour faire gagner le FN contre le PS. Il n’en fut rien mais cela ne devrait rien changer.

  

15 juin :

 

Même les élections législatives auront eu leur rase campagne. Parties en fanfare sans le moindre fond de débat, elles s’étaient perdues dans les méandres de l’actualité quand les leaders de la droite ont pris peur pour leur saint siège. Mais on ne s’était pas encore payé le luxe d’une scène de ménage en public à cause d’un tweet.

 

Valérie Tweetweiler, puisque c’est désormais comme cela qu’elle demande à se faire appeler, fait de la politique alors qu’on lui demande de ne plus faire de journalisme. Sa jalousie l’a poussée à signer la mort politique de Ségolène Royal, qui en femme en colère en veut à son ancien compagnon François Hollande. Lequel dont on se demande s’il pourra tenir la France alors qu’il ne tient même pas sa femme.

 

La déception : Les campagnes législatives ne sont plus des sommets de la politique, mais celle de cette année aura été le degré zéro de la profondeur d’idées. Aucun thème de campagne, ni même de mesure qui fait le buzz comme la TVA sociale en 2007. Seul le FN aura donné un peu d’animation.

 

18 juin :

 

La gauche a remporté les élections législatives et le PS a la majorité absolue à l’assemblée. Ça c’est fait : François Hollande va enfin pouvoir gouverner et la droite va enfin pouvoir commencer sa refondation. Il y a du boulot pour les deux.

 

Le FN fait son retour historique à l’assemblée nationale et les verts obtiennent leur record de députés. Ce sera donc une chambre relativement pluraliste, même si on regrettera la raréfaction des députés du Front de gauche et surtout du Modem.

 

La course au perchoir : Ségolène Royal éliminée, trois candidats socialistes se sont déjà déclarés pour occuper le perchoir. Claude Bartolone, Jean Glavany et Elizabeth Guigou, cette dernière étant la favorite pour être la première femme à occuper ce poste.

 

19 juin :

 

L’Europe sort rassérénée par ce dimanche d’élections législatives. La victoire de la gauche française va donner du crédit à l’idée de François Hollande d’un plan de relance de 120 milliards d’euros pour relancer la croissance sur le vieux continent.

 

La victoire de la droite grecque qui formera un gouvernement de coalition avec la gauche permet au pays de rester dans la zone euro et d’accepter la rigueur imposée par l’Allemagne. Il ne reste plus qu’à se mettre au travail pour sauver les meubles, mais la maison brûle encore.

 

Le redécoupage raté : L’UMP pensait avoir des députés d’avance grâce aux circonscriptions des français de l’étranger. Peine perdue, c’est la gauche qui a raflé 8 de ces 11 sièges. Comme quoi il ne sert à rien de faire du charcutage électoral.

 

21 juin :

 

Les ennuis commencent déjà pour François Fillon. Lors d’un bureau national de l’UMP houleux, Nadine Morano lui a reproché publiquement d’avoir joué les donneurs de leçons en lui reprochant devant tout le monde de parler avec les responsables du FN. Elle croit que sa défaite est due au fait que l’ancien 1er ministre a oublié qu’il ne l’était plus.

 

Sa popularité auprès des députés UMP a peut-être pâlie. Son candidat Xavier Bertrand a perdu face à Christian Jacob, le candidat de Jean-François Copé, pour la présidence du groupe UMP à l’assemblée. C’est surtout une défaite dans la guerre des chefs pour le maire de Saint-Quentin, qui aurait bien aimé rafler ce poste stratégique pour glaner des soutiens de parlementaires pour le congrès de novembre.

 

La course au perchoir : Après Claude Bartolone, Elizabeth Guigou et Jean Glavany, c’est au tour de Daniel Vaillant de se porter à la présidence de l’assemblée nationale. Et on s’aperçoit que ce poste honorifique de speaker fait plus rêver qu’on ne le pensait.

 

23 juin :

 

Les socialistes ont gagné toutes les élections en 2012 et ont une majorité pour mettre en œuvre leurs promesses. La toute première accordée par décret est le coup de pouce au Smic de 2% au 1er juillet. C’était ce qu’avait prévu le président normal et cela fait bien plaisir à Jean-Luc Mélenchon même s’il aurait voulu aller bien plus loin.

 

Mais les chiffres sont trompeurs. Cette hausse intègre déjà la revalorisation prévue en janvier pour compenser la hausse des prix non prise en compte par le gouvernement précédent. La vraie augmentation serait donc de 0,6%. La preuve que même François Hollande est conscient que l’augmentation du salaire minimum pousse à l’inflation et la perte de compétitivité.

 

La surprise : Contre toute attente, Christian Jacob a été réélu président du groupe UMP à l’assemblée contre l’ancien secrétaire général Xavier Bertrand. La preuve que le contact quotidien avec les parlementaires vaut plus que les pancartes dans le dos.

 

24 juin :

 

C’est la première victoire internationale de François Hollande. Lors d’un mini-sommet européen à Rome entre les quatre grands, il a réussi à faire adopter le principe d’un plan de relance de l’économie de 130 milliards d’euros. Les vieilles recettes socialistes semblent avoir eu raison de l’austérité trop rigoureuse des allemands.

 

Mais le président est bien conscient qu’il faut du « sérieux budgétaire », le nouveau vocable euphémisant qu’il a inventé pour dire que la France devait « elle aussi » se mettre à mettre de l’ordre dans ses finances. Une vaste blague quand on sait que le pays affiche en 2011 un déficit de 4,8% et que le nouveau gouvernement prévoit de nouvelles dépenses.

 

Vincent la gaffe : Cela devrait devenir une rubrique permanente tellement elle revient souvent. Vincent Peillon a encore fait une gaffe en annonçant la mort prématurée d’un collégien à Rennes, bien aidé il est vrai par son 1er ministre Jean-Marc Ayrault. C’est le retour de Roselyne Bachelot et des boulettes.

 

26 juin :

 

Le gouvernement croit avoir réinventé le fil à couper le beurre. Najat Vallaud-Belkacem voudrait bien abolir la prostitution comme Robert Badinter avait aboli la peine de mort en 1981. On a les gouvernants qu’on mérite. Elle ignore sans doute que la fin de la prostitution rime souvent avec le trafic de la prohibition et qu’il reste à abolir la guerre et la faim dans le monde.

 

Un autre qui a cru découvrir l’eau chaude, c’est Manuel Valls. Dans son envie d’envoyer valser la majorité sortante, il prétend qu’il restaurera une police « respectée et respectueuse », où les agents cesseront de tutoyer les apaches qu’ils contrôlent trop souvent. Il oublie sans doute que c’est la police de proximité de la gauche qui a donné envie aux flics de faire ami-ami avec les voyous.

 

La succession : Cécile Duflot a lâché la direction des verts. Elle laisse la place à un sombre inconnu, Pascal Durand. Celui-ci promet de revenir à plus d’écologie, après une campagne présidentielle où Eva Joly a parlé à peu près de tout et surtout du reste.

 

26 juin :

 

Le gouvernement croit avoir réinventé le fil à couper le beurre. Najat Vallaud-Belkacem voudrait bien abolir la prostitution comme Robert Badinter avait aboli la peine de mort en 1981. On a les gouvernants qu’on mérite. Elle ignore sans doute que la fin de la prostitution rime souvent avec le trafic de la prohibition et qu’il reste à abolir la guerre et la faim dans le monde.

 

Un autre qui a cru découvrir l’eau chaude, c’est Manuel Valls. Dans son envie d’envoyer valser la majorité sortante, il prétend qu’il restaurera une police « respectée et respectueuse », où les agents cesseront de tutoyer les apaches qu’ils contrôlent trop souvent. Il oublie sans doute que c’est la police de proximité de la gauche qui a donné envie aux flics de faire ami-ami avec les voyous.

 

La succession : Cécile Duflot a lâché la direction des verts. Elle laisse la place à un sombre inconnu, Pascal Durand. Celui-ci promet de revenir à plus d’écologie, après une campagne présidentielle où Eva Joly a parlé à peu près de tout et surtout du reste.

 

28 juin :

 

La gauche va pouvoir commencer à gouverner. Claude Bartolone a été élu sans surprise président de l’assemblée nationale et Jean-Marc Ayrault prépare son discours de politique générale, celle qu’il va tenter d’appliquer cet été durant la session parlementaire extraordinaire. Mais personne ne sait à quoi elle va ressembler.

 

Elle est sociale sans être généreuse. Après une augmentation du Smic de 10 euros et avant la disparition des heures supplémentaires qui faisaient tant plaisir aux familles, les socialistes augmentent les allocations chômage de 2% soit à peine plus que l’inflation et promettent d’imiter Nicolas Sarkozy en ne dépassant pas les 30000 régulations d’étrangers. A tout vouloir, on n’a rien.

 

Le foutage de gueule : Arnaud Montebourg voulait faire une enquête sur les fédérations socialistes des Bouches-du-Rhône et du Nord-Pas-de-Calais mais on lui disait que ce n’était pas la peine. Finalement, cette dernière a été mise sous tutelle en raison de sa corruption. Une fois les élections passées.   

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  • : La politique est toujours en campagne, CARBONE 12 aussi ! Lancé à 100 jours du 2e tour des élections présidentielles de 2012 pour redonner de la hauteur à un débat qui volait bas, EN RASE CAMPAGNE est un blog qui commente la vie politique française.
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