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24 août :

 

Le couple franco-allemand s’est reformé l’espace d’une soirée pour parler de la Grèce. François Hollande a rappelé qu’il ne souhaitait pas qu’Athènes sorte de l’euro mais qu’elle devrait faire des efforts de sérieux budgétaire. Angela Merkel a rajouté qu’elle n’était pas prête à l’aider davantage. La femme qui dit non remet l’Europe dans la crise et ce n’est pas l’homme qui ne dit rien qui va la faire taire. On demande tous le divorce.

  

26 août :

 

La droite se réunit à Nice pour un ersatz d’université d’été. A l’invitation de l’association des amis de Nicolas Sarkozy, tous les ténors de l’UMP sont là pour jurer fidélité à l’ancien président. Tous, sauf François Fillon qui a accusé sa jambe cassée et trouvé la bonne excuse pour ne pas avoir à évoquer les mauvais souvenirs. Alors c’est Jean-François Copé qui revendique tout l’héritage pour lui, en attendant sa déclaration de candidature ce dimanche.

  

28 août :

 

Jean-François Copé est candidat à la présidence de l’UMP. Il veut rassembler la droite dans une opposition combative contre la gauche et s’inscrire dans les pas de la droite décomplexée de Nicolas Sarkozy. On comprend que le courage dont il se réclame s’oppose à la prudence de François Fillon, qu’il accuse de n’avoir que sa discrétion comme argument. L’arbitre du match pourrait bien être Alain Juppé, qui - c’est un non-événement - a annoncé qu’il n’était pas candidat et qu’il réservait son soutien.

  

31 août :

 

Les emplois jeunes de Lionel Jospin sont de retour. Jean-Marc Ayrault va lancer les emplois d’avenir, une formule flatteuse pour désigner ces stages et boulots précaires subventionnés pour faire travailler les jeunes sans qualification des banlieues. L’initiative est louable, mais l’efficacité économique est plus que douteuse. Le chômage des jeunes reste à 25% et ce n’est pas en donnant des emplois provisoires que la situation s’améliorera.

  

4 septembre :

 

La gauche propose de mettre en place des leçons de morale à l’école. Comme quoi, celui qui vit assez longtemps peut être amené à voir tout et n’importe quoi. Le gouvernement parle même d’un retour « à l’ordre moral », vocable typique de la droite la plus conservatrice. Mais personne ne croit qu’il s’agit de draguer l’électorat adverse. En parlant de morale « laïque », les socialistes s’abritent derrière un terme aussi consensuel que difficile à définir.

  

5 septembre :

 

A droite, il y a la guerre des chefs. A gauche, il y a la paix des braves. Et il faut dire que Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir ont la vocation. Martine Aubry a couillonné le PS en beauté en imposant que sa succession se joue entre ces deux huitres. Ils ne lui feront pas de l’ombre. Mais les socialistes vont renoncer à tout débat interne avec cet ersatz d’élection. Ils auraient dû imiter l’UMP et faire concourir davantage de candidats.

  

9 septembre :

 

Les médias et la classe politique ont décidé de stigmatiser Marseille jusqu’au bout. Un renfort de 205 policiers sera dépêché pour mettre fin aux trafics et au crime dans la cité phocéenne, dont les quartiers sud constitueront la 16ème zone de sécurité prioritaire de Manuel Valls. La preuve qu’elle n’était pas si prioritaire que cela. Il reste juste à savoir où ces effectifs nouveaux ont été prélevés : des villes moins médiatiques et médiatisées en perdront pour rien car ces mesures seront inutiles.

 

11 septembre :

 

La ministre de la famille Dominique Bertinotti a décidé de saborder le nom de son portefeuille en enfonçant le clou sur le droit des couples homosexuels à adopter. Afin d’assurer un même droit au mariage au-delà d’un droit au mariage pour tous, les socialistes s’enfoncent dans des lubies parisianistes qui leur font ne pas abolir la présomption de paternité alors que les enfants adoptés par des couples homosexuels se douteront très bien que cela ne s’est pas fait naturellement.

  

12 septembre :

 

Le PS a désigné avec le doigt son prochain 1er secrétaire : ce sera Harlem Désir. L’ex n°2 de Martine Aubry touche la consécration de sa carrière politique, démarrée après un passage remarqué dans les sphères associatives à SOS Racisme dans les années 1980. Il promet un PS « engagé, utile et innovant », pour se montrer digne du mandat reçu de Martine Aubry et François Hollande. On sait déjà que c’est un chef de paille, mais le PS ne voulait pas s’offrir une guerre des chefs.

  

16 septembre :

 

Les communistes se sont réunis pour la traditionnelle Fête de l’Huma. Au programme, comme d’habitude des concerts et des beuveries autour de plantes herbacées qui vont voir des éléphants rouges. Et aussi de la soupe à la grimace : le Front de gauche est de plus en plus critique envers le gouvernement qui ne fait rien pour PSA, expulse les roms et vote le traité Merkozy. D’ailleurs, aucun ministre ne s’y est rendu contrairement à l’an dernier où tous se portaient comme des charmes.

 

18 septembre :

 

L’affaire de la manifestation salafiste fait du bruit. L’UMP se réveille et tente de mettre le gouvernement en difficulté en lui demandant des comptes. C’est le rôle de l’opposition. Mais les socialistes tombent dans le piège et se sentent obligés de feindre la plus grande fermeté alors qu’ils n’ont pas un début d’échantillon de poigne sur eux. Manuel Valls hausse la voix, mais c’est une posture plus qu’une position.

 

19 septembre :

 

Le rapport de René Dosière est formel : il faut faire des économies en supprimant des collectivités territoriales et leurs dépenses inutiles. Il dénonce le doublon des compétences et des financements croisés. Et en profite aussi pour attaquer tous ces petits copains élus, socialistes compris. Le retour de bâton ne devrait pas tarder. Le sujet est sensible, et les lobbys corporatistes ont la sensibilité à fleur de peau après toutes les réformes avortées du dernier gouvernement.

 

21 septembre :

 

Le Mali est en proie au désordre. La France devrait aider à y remettre de l’ordre, même s’il s’agit d’une affaire délicate. L’Algérie n’est pas favorable à une intervention de son ex colonisateur si près de ses frontières et Aqmi brandit la menace de tuer les otages français pour faire trembler le gouvernement. Voilà un choix cornélien qui souligne à quel point la politique étrangère a du mal aujourd’hui à passer au-dessus des questions individuelles, même pour l’intérêt de la nation. 

  

23 septembre :

 

Le ministre de l’éducation Vincent Peillon a annoncé la création de 40000 postes d’enseignants supplémentaires en un an. Jean-François Copé n’a pas tardé à réagir, en demandant à raison comment il comptait financer cette mesure puisqu’il n’a pas « le premier euro » pour le faire. Surtout, on se demande quels autres services publics de la police ou de la justice vont devoir se sacrifier pour permettre cette orgie démagogique qui n’améliorera pas le désastre de l’école française.  

 

24 septembre :

 

L’exécutif chute dans les sondages. Le 1er ministre Jean-Marc Ayrault perd 7 points et le président François Hollande 11. Il chute à 43% d’opinions favorables, frôlant les scores de Nicolas Sarkozy durant tout son mandat mais qu’il avait mis plus de six mois à obtenir. Le socialiste se rassure en se disant que ces mauvais chiffres sont dus à la crise. Mais les français savent mieux que lui que cette marque de défiance est due à la déception vis-à-vis de sa lenteur et de son indécision.

 

26 septembre :

 

Jean-François Copé a réussi son coup en appelant à enfin s’intéresser au racisme anti-blanc. Face à la campagne discrète de François Fillon, il fait parler de lui et de ses idées, celles de la droite décomplexée. Il n’a tort ni sur la forme ni sur le fond : plutôt que de constamment s’apitoyer sur le sort des étrangers que les français haïraient, il faudrait aussi penser aux français qui ne se sentent plus chez eux face à l’alliance objective entre blacks et beurs. Ils ont fini par être plus nombreux.

 

29 septembre :

 

Arnaud Montebourg va mener la bataille contre Mittal. L’improductif ministre du redressement a annoncé que « c’est un combat qui commence » suite à la décision de l’industriel indien de fermer l’usine Arcelor de Florange. L’acier français n’est plus assez rentable mais le gouvernement va pondre une loi de nationalisation pour exproprier les entreprises qui ne veulent pas produire à terme. C’est le socialisme dans toute sa cruauté, mais personne n’a mieux à proposer.

 

2 octobre :

 

Il faut assainir de toute urgence les comptes du système de sécurité sociale. C’est ce qu’ont fini par constater les socialistes après avoir si longtemps nié l’ampleur de la crise. Ils vont désendetter à fond : 2,5 milliards d’euros de dépenses en moins et 3,5 milliards d’euros de prélèvements en plus. Avec notamment la taxation des retraités et l’augmentation du prix du tabac. La consommation de celui-ci étant inélastique, cela rapportera de l’argent sans améliorer la santé publique. C’est voulu.

 

4 octobre :

 

Nicolas Sarkozy est de retour. Dans les médias du moins. Il aurait affirmé : « Vu l'état désastreux dans lequel la France risque de se trouver dans cinq ans, je n'aurai pas le choix en 2017. La question n'est pas de savoir si je vais revenir mais si j'ai le choix, moralement, vis-à-vis de la France, de ne pas revenir ». Il se pose déjà en sauveur providentiel pour 2017, mais rien ne dit que les autres le laisseront faire. Car il est redevenu un homme seul. Les autres auront de l’ambition à sa place, surtout pour la lui prendre.

 

6 octobre :

 

C’est l’ouverture de la campagne officielle pour la présidence de l’UMP. François Fillon continue d’engranger les soutiens de caciques avec celui d’Edouard Balladur. Ce n’est pas forcément un bon signe pour lui. Jean-François Copé continue inlassablement de sillonner le pays pour aller à la rencontre du peuple de droite. Il aura visité tous les départements d’ici la fin de la campagne. On espère que celle-ci ne tombera pas dans les excès des déclarations scandaleuses de Philippe Le Bel.

 

9 octobre :

 

Le traité de la discorde a été adopté. Un total écrasant de 477 députés a dit oui au TSCG. C’était plus qu’il n’en fallait, mais le président est quand même soulagé. Car la gauche n’a pas eu besoin des voix de droite pour arracher la majorité absolue bien qu’avec 20 brebis galeuses qui s’ajoutent aux 12 verts grincheux, le PS n’aurait pas obtenu la majorité absolue à lui tout seul. L’honneur est sauf, mais on se demande si l’Europe peut s’en sortir avec des procédures si pénibles.

 

12 octobre :

 

François Fillon a un thème de campagne : le travail. Après avoir dit que cette valeur cardinale était la garantie de la France contre le déclin, il a appelé à rompre avec la durée légale qui avec les 35 heures pénalise terriblement la France en pleine crise. Il a raison. On se demande juste pourquoi il ne l’a pas fait étant 1er ministre, alors qu’il dénonce cette loi depuis sa création en 1998. Il s’est juste contenté de la voie détournée des heures supplémentaires, qui a un temps hypocritement annihilé la mesure.

 

15 octobre :

 

Le rapport Gallois va bientôt sortir. Pendant ce temps, les journalistes patientent et publient quelques indiscrétions. Après la nécessité de réduire les charges patronales, l’ancien chef de gare de la SNCF et pilote de ligne d’EADS préconise un choc de compétitivité à base d’aides à l’investissement. Voilà qui fait à moitié sourire la gauche, qui multiplie depuis les élections les incantations pour favoriser l’innovation tout en tapant sur les patrons et les riches qui créent et produisent.

 

18 octobre :

 

Nicolas Sarkozy disait que la France ne devait pas céder à la repentance. François Hollande est tombé dedans. Après les maux de la colonisation et la responsabilité de la traite négrière, il s’est encore excusé au nom de la France pour la répression du 17 octobre 1961 d’algériens du FLN à Paris par le préfet Maurice Papon. Il prépare bien son voyage en Algérie en décembre, promis de longue date. En revanche, il ménage peu la police qui souffre tant en ce moment. 

 

21 octobre :

 

Alors qu’Harlem Désir a été désigné officiellement pour succéder à Martine Aubry à la tête du PS avec une participation inférieure à 50%, la guerre des chefs continue à droite sans faire de blessés. Jean-François Copé rallie les soutiens des sarkozystes. Après Henri Guaino, c’est en effet Brice Hortefeux qui s’est prononcé en faveur du secrétaire général. A croire que les partisans de l’ancien président le pensent plus courageux et moins prudent que son rival, le si policé François Fillon.

 

23 octobre :

 

Les rapports n’ont pas la forme en ce moment. Celui de Louis Gallois sur le choc de compétitivité devrait être mis aux oubliettes car les socialistes n’oseront ni réduire les charges patronales ni augmenter la CSG. Celui sur la dangerosité des OGM sera bien timide à côté de l’étude scientifique qui avait montré que les rats attrapaient une tumeur à cause du maïs transgénique. Si on n’écoute pas les rapporteurs, ce n’est pas la peine de les consulter.

 

24 octobre :

 

L’Etat va créer un fonds de garantie de 7 milliards d’euros pour PSA. Voilà qui devrait justement garantir la solvabilité et les liquidités du groupe automobile, apparemment empêtré dans ses erreurs de gestion. En contrepartie, les actionnaires ne percevront plus de dividendes pendant trois ans. Cela ne suffit pas aux syndicats et aux ouvriers, qui ne comprennent pas qu’il s’agit d’argent virtuel et le réclament pour sauver leurs emplois. Les français sont décidemment nuls en économie.

 

25 octobre :

 

Le conseil constitutionnel censure la loi sur le logement social. La preuve que les socialistes multiplient les vices de forme dans leurs textes législatifs. Jean-Marc Ayrault a dénoncé cette décision avant même qu’elle ne soit rendue publique, violant en toute mauvaise conscience le principe de séparation des pouvoirs. La preuve que les socialistes sont revenus au pouvoir après dix ans dans une totale impréparation. Voilà un mois de perdu à devoir repasser toutes les procédures parlementaires.  

 

30 octobre :

 

Le PS a changé de tête, mais toujours pas ce qu’il y avait dedans. Martine Aubry a passé la main. Bon vent Martine ! Harlem Désir l’a reprise, mais elle n’est pas assez ferme pour mener les troupes socialistes qui commencent à douter de plus en plus de leur gouvernement. Il y en a même qui ont des doutes et qui osent critiquer la ligne officielle. Ce crime de lèse-majesté ne sera pas sanctionné par Jean-Marc Ayrault, venu s’exprimer pour ne rien dire lors de ce congrès de Toulouse sans enjeu.

 

1er novembre :

 

François Hollande et Benyamin Netanyahou étaient aujourd’hui à Toulouse pour honorer le souvenir des victimes de Mohamed Merah. Le président en a ainsi profité pour déclarer la sécurité des juifs priorité nationale, comme si le terroriste n’avait agi que par antisémitisme et n’avait pas tué des fidèles d’autres religions. Au même moment, Barack Obama gère sa tuerie de Toulouse à lui avec l’ouragan Sandy. Avec le même sens de la compassion qui fut celui de Nicolas Sarkozy à l’époque des faits.

 

5 novembre :

 

Le rapport Gallois a enfin révélé ses secrets de Polichinelle que tous les journalistes avaient ébruité avant même leur publication. Il y aura bien 30 milliards d’euros de baisse des cotisations parmi les 22 propositions du rapporteur. Le ministre du redressement productif a ainsi contre-attaqué la droite en jugeant ces conclusions « désagréables pour nos prédécesseurs et engageantes pour nous car elles sont un plaidoyer pour la reconquête industrielle ». L’art et la manière de faire d’un désaveu un succès.

 

9 novembre :

 

L’opposition n’est pas là où on la croit. Alors que François Fillon se fait hospitaliser pour des calculs rénaux et fait douter sur sa capacité à rester en bonne santé pour diriger la droite, ce sont les partenaires des socialistes qui mettent le bordel dans la majorité présidentielle. Alors que les communistes votent contre tous les projets du gouvernement au Sénat, les verts se demandent sérieusement ce qu’ils font au pouvoir avec le PS. Les français aussi, pour dire la vérité. 

 

14 novembre :

 

L’élection du président de l’UMP s’approche et il est temps que la campagne se termine. Les petites phrases recommencent à voler alors que le débat avait donné l’illusion d’une entente presque cordiale. On espère que tout sera réglé dimanche et que la réconciliation et la reconquête reprendront le pas lundi. François Fillon est le favori. Mais il n’a jamais eu de la chance avec les élections pour la tête du parti. En 1999, il avait déjà perdu pour prendre le contrôle du vieux RPR.

 

19 novembre :

 

Nicolas Sarkozy est convoqué chez le juge bordelais en charge de l’affaire Bettencourt. Il ne devrait en sortir qu’en tant que simple témoin assisté, mais le mal sera fait pour son image. Il prend la suite de Jacques Chirac dot les procès avaient aussi pourri l’après-mandat. Pour espérer un retour en vue de 2017, il devra vite de dédouaner et se défausser de cette affaire et reprendre un rôle actif. Car ce n’est pas en faisant des conférences qu’on reconquiert le cœur du public.

 

24 novembre :

 

Alain Juppé mène la médiation à l’UMP mais il est déjà sûr de ne pas y arriver. En Kofi Annan de la droite, il a pour mission de mettre d’accord deux adversaires désormais irréconciliables et leur a même fixé un rendez-vous dans un lieu tenu secret. Mais François Fillon a déjà posé un lapin à la commission des recours dont il dit qu’elle est aux mains de Jean-François Copé et dont il craint qu’elle le déclare vainqueur dès ce soir. Cela ne servait donc à rien d’en appeler à l’apaisement.

 

26 novembre :

 

Nicolas Sarkozy a parlé à François Fillon. Il ne faut pas y voir un signe, là où certains croiraient à un adoubement. Le président sortant a bien noté que Jean-François Copé l’avait bien plus soutenu durant la campagne présidentielle et dans cette campagne interne que son ex « collaborateur ». Il s’agissait juste de convaincre son ancien 1er ministre d’arrêter là les frais et le carnage. Car tout le monde sait qu’il a perdu et qu’il ne cherche qu’à sauver la face en faisant à tout prix croire le contraire.

 

28 novembre :

 

Manuel Valls est partout. Le ministre de l’intérieur semble avoir le don de l’ubiquité tant il remue dans tous les sens et sur tous les sujets. Il est en même temps en Corse et à Marseille pour parler de criminalité. Il veut passer sous la barre des 2000 morts sur la route alors que le seuil des 4000 morts est rarement atteint. Il multiplie les zones de sécurité prioritaire et tient à s’y déplacer dans toutes. Il fait de la politique comme autrefois, sans se soucier des résultats. Cela rappelle un ancien président…  

 

29 novembre :

 

Deuxième accroc. La loi de programmation de la sécurité sociale a été rejetée au sénat. C’est de nouveau la majorité de gauche qui a fait défaut avec ces enfoirés de communistes qui ont osé voter contre la partie recettes. Il faudrait tous les amener au goulag. Mais l’envie d’emmerder les socialistes devrait vite leur passer. Si les budgets ne passent pas, l’enveloppe réservée à chaque élu pour gaver son département de subventions devrait sauter. Le PCF perdrait alors tout ce qui lui reste.

 

30 novembre :

 

Quelques jours après la survie aux raids meurtriers sur la bande de Gaza, c’est une autre victoire que vient de remporter le peuple palestinien. Il vient d’accéder au statut d’Etat observateur à l’ONU. Dès lors, sa voie semble toute tracée pour l’avenir. Il devrait rapidement être reconnu comme un Etat souverain à part entière, comme ce fut le cas pour le Kosovo en 2006. Un casus belli à venir puisqu’Israël et les Etats-Unis ne l’accepteront jamais. Ils devront faire avec. C’est le début de la fin.

 

2 décembre :

 

La guerre n’en finit pas à l’UMP. Après les tracts, les péripéties ridicules de la guerre des chefs en sont à présent aux tractations. Le rassemblement-UMP n’est en fait qu’un groupe Fillon à l’assemblée, alors Jean-François Copé essaie de le faire dissoudre par tous les moyens. Face à l’ultimatum de Nicolas Sarkozy, il lui a fait une proposition qu’il ne pouvait pas accepter : un référendum sur les statuts maintenant et des élections pour la présidence du parti seulement en 2014. Comme prévu, il a refusé. 

 

5 décembre :

 

Le taux d’intérêt auquel emprunte la France est passé sous les 2%, un score historiquement bas. On se demande alors à quoi servait le Triple A, car plus on le perd plus on gagne. 2,4 milliards d’euros en 2013, très précisément. Mais c’est tout simplement dû à l’absence de placements alternatifs pour les investisseurs qui aiment spéculer sur les titres sûrs : la France est encore forte de son épargne et de sa capacité à lever l’impôt. Tout cela jusqu’à ce que le franc suisse devienne de nouveau plus attractif.

 

9 décembre :

 

Les premiers opposants au mariage homosexuels se sont réunis ce samedi. Ils étaient 12500. Ce qui ne cassera pas trois pattes à un canard, mais c’est un début. La droite va vouloir prendre la rue pour exister. Ce n’est pas bête du tout. Face à une gauche qui multiplie les questions de société pour faire oublier son absence de réponses en économie, il faudra jouer dans le même registre et mener l’opposition sur ces sujets. Et non pas sur la crise qui tue le moral à tout le monde. 

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L'EMPREINTE CARBONE

Projet de loi de finances : se serrer la ceinture ou baisser son froc devant Bruxelles, telle est la question. 

 

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Entre deux meetings, Nicolas Sarkozy recommence ses conférences grassement payées à l'étranger. Cela pourrait le desservir. 

 

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