Dimanche 21 septembre 2014 7 21 /09 /Sep /2014 10:18

    « C’est pas facile »

 

François HOLLANDE (1954) – Président de la république et trop dépressif  

 

François Hollande tenait ce jeudi sa quatrième conférence de presse depuis son accession à l’Élysée. Une causerie au coin du feu dont on ne retiendra rien, tant il n’avait rien à vendre ni à  annoncer. C’est plutôt l’image d’un président dépressif et résigné qui restera, puisqu’il a passé son temps à s’excuser là où on attendait qu’il calme nos doutes au lieu d’exprimer les siens. Sa politique aura des résultats, « j’espère avant 2017 » : pour la première fois, son optimisme a montré des failles.


Malgré une politique jusque-là illisible pour les français tant elle accumulait de virages, de tournants, de retournements et de zigs-zags, François Hollande avait toujours tenu bon dans l’affirmation de sa ligne. « Je sais où je vais ». Ce n’est plus le cas. Sa politique économique n’a pas inversé la courbe du chômage. Sa politique fiscale n’a fait qu’aggraver les déficits. Pris dans une suite d’événements qu’il ne maîtrise pas, François Hollande n’est plus que le simple chroniqueur de ses échecs.  

 

 

Alors que son annonce d’une intervention en Iraq devait le représidentialiser, il n’a fait que se déresponsabiliser. Toujours avec cet art de l’esquive qui lui est si propre. Il est président, pas candidat. Il parle de l’international, pas du privé (ce qui ne l’empêche pas de parler du privé lors d’un sommet international). Il est resté fidèle à son discours du Bourget, puisqu’après n’avoir pas redressé le pays il s’apprête à redistribuer un argent qu’il n’a pas. Alors que la fronde à gauche se fait de plus en plus pressante, il dit vouloir être « un président jusqu’au bout ». Nous allons donc encore devoir le subir trois ans, lui président dont la parole n’imprime plus. 


Le plus mauvais président de la Ve République


La vérité est triste à dire, mais François Hollande est sans doute le pire président de l’histoire de la Ve République. Il n’y a qu’à recompter tous les problèmes accumulés depuis son accession au pouvoir : manque d’autorité, promesses politiques trahies, résultats économiques catastrophiques, multiplication des affaires, déballage de la vie privée. Ce n’est plus « Moi président de la république », c’est « Mou président de la république ». Monsieur 13 % se prenait pour François Ier où pour le Pape François, le « Pape des pauvres ». Ni l’un ni l’autre, François Hollande c’est François dernier !


Les appels à la démission se multiplient et il ne s’agit pas d’ajouter à la démagogie. Mais tout de même, on se demande comment il pourrait finir son mandat tant il lui arrive une merde chaque jour. La rentrée a été exemplaire à cet égard pour celui qui est sans doute l’homme le moins chanceux du monde : quand ce n’était pas le livre de Valérie Trierweiler, c’était le scandale Thomas Thévenoud ou les sauts d’eau sur la gueule sur l’Île de Sein. Souvenez-vous des chiffres du chômage d’août 2013, qui inversaient la courbe avant d’être aussitôt démentis par une erreur informatique…


N’en jetez plus. C’est peut-être pour son bien que François Hollande devrait partir. Il n’était pas taillé pour la fonction. Trop pépère, trop louvoyeur, trop dans cette synthèse qui est peut être très utile pour gouverner la rue de Solferino mais n’est d’aucun secours pour gouverner la France. Le pays est dans une crise politique telle qu’on se demande comment il pourrait rester dans cet état encore trois ans. Putain trois ans ! Il serait donc dans l’intérêt de tous que la cuvée François Hollande 2014 soit la dernière. Et qu’on ne soit pas obligé de couler définitivement avec lui.

Par Carbone 12 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 septembre 2014 6 20 /09 /Sep /2014 10:37

    « Là où la mer est passée, elle revient »  

 

Nicolas SARKOZY (1955) – Ancien président et éternel présidentiable  

 

Ça y est : il revient. Il n’a pas pu ou pas su y résister : Nicolas Sarkozy a annoncé son retour dans la vie politique. Tout le monde était prévenu depuis longtemps grâce aux fameuses « cartes postales », des concerts de Carla aux petites phrases de ses amis en passant par ses visites à l’étranger dignes d’un chef d’État. Le sage autoproclamé de la droite a fait semblant d’hésiter, mais il aimait trop la politique pour s’en passer. Elle a fini par le rattraper. Tant pis pour les promesses de 2012.  

 

 


On n’a finalement jamais autant entendu parler de lui. Nicolas Sarkozy nous a fait le coup de l’éternel retour depuis son QG de la rue de Miromesnil. La déconfiture de François Hollande est allée au-delà de ses espérances et a fait de lui un recours, voire un sauveur. Ovationné à chaque réunion militante UMP, il va jouer l’homme providentiel tiré de sa retraite et devant se sacrifier pour la France. C’est dur de renoncer à des conférences grassement payées et à des vacances au Cap Nègre…    

  

Cette manière de se faire désirer n’est pas forcément du goût de tous à droite. En cédant aussi facilement à la tentation du narcissisme médiatique, Nicolas Sarkozy a rappelé qu’il s’aimait bien autant qu’il prétend aimer la France. Il aime qu’on le regarde. Qu’on parle de lui. C’est ce qui l’a perdu lors de son mandat présidentiel. Ce retour précipité, qui a certainement lieu deux ans trop tôt, dénote un manque de patience congénital. Même de la fébrilité. Il revient, mais il n’a pas vraiment changé.

  

Sarkozy revient, Carbone 12 aussi !


La question n’est pas tant de savoir quand revenir que comment revenir. En se présentant à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy revient par la petite porte de la politique politicienne. Pas à la hauteur, selon Bernadette Chirac. C’est même un terrain miné. Pas pour la conquête, une victoire facile lui est prédite et le soutien massif quoique désordonné ces derniers jours des sous-chefs de la droite le montre bien. Mais pour l’après, tant le parti est affaibli politiquement et financièrement.


Avec des rivaux déjà déclarés pour la primaire comme Alain Juppé, il sera instructif de compter les voix des sarko-sceptiques lors du congrès de novembre. Elles sont plus nombreuses qu’on ne le croit. Et il y a les affaires, avec Bygmalion qui s’ajoute à sa garde à vue dans celle des écoutes. La stratégie du retour peut donc se révéler hasardeuse. Parce que la gauche va se remobiliser autour de l’antisarkozysme primaire. Parce que le favori ne gagne que très rarement l’élection présidentielle.


L’enjeu de ce retour va bien au-delà d’une simple réunion de groupies de la droite forte à la Fête de la Violette. La politique, ce n’est pas du supportérisme. Les sarkozystes non convaincus attendent de voir sur quelle ligne et avec qui il revient. On dit qu’il va s’entourer de la jeune génération, comme pour faire oublier qu’il fait partie de l’ancienne. Mais deux stratégies s’offrent à lui pour reconquérir la France profonde qui se sent abandonnée, celle des grands succès électoraux de la droite.


Soit jouer la carte du président protecteur et du rassemblement à la De Gaulle. Cela appâtera le centre mais sonnera faux tant le personnage est clivant et son bilan présidentiel mitigé. Soit en ayant le courage de nos convictions et en assumant un vrai projet de droite. Cela ne fera pas revenir les électeurs perdus du FN mais la France a trop besoin d’une politique claire et cohérente après les retournements de François Hollande. Après Nicolas Sarkozy, Carbone 12 fait donc aussi son retour !

Par Carbone 12 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

L'EMPREINTE CARBONE

Nicolas Sarkozy a enfin annoncé son retour dans la vie politique. Carbone 12 reprend donc également du service.

 

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AU RAS DES PÂQUERETTES

Encore une conférence de presse de trop pour François Hollande. Il n’avait rien à annoncer et n’a pas franchement rassuré les français. 

 

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DU CARBONE DANS LA CERVELLE

Une intervention aérienne en Iraq contre l’État islamique, c’est la meilleure façon pour François Hollande de se représidentialiser.  

 

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